Le Pont

«La vie est un pont, traverse le, mais n’y fixe pas ta demeure»
(Sainte Catherine de Sienne)

«Il y a des hommes n'ayant pour mission parmi les autres que de servir d'intermédiaires ; on les franchit comme des ponts, et l'on va plus loin» 
(Gustave Flaubert) 

«Le pont entre la matière et l'esprit : le Verbe»
(Gitta Mallaz)

«Mon Dieu, qu’il y en a des croix sur cette terre, croix de bois, croix de fer, humbles croix familières, de silencieuses croix qui veillent sur le monde …»*, mes SS.·. et mes FF.·. il en va de même des ponts. Certains réunissent, d’autres divisent, il en est des fragiles ou des triomphaux ; des improvisés et des ornementaux ; des archaïques, des pittoresques, des fous ou bien encore mêlant génie et dénuement… Mais pourquoi cette analogie entre le pont et la croix me direz- vous ? Tout simplement parce que dans la croix, se trouve le passage de la terre au ciel, de la même façon que nous le consent le pont entre deux berges.

Le pont est un poème épique, une œuvre individuelle, anonyme et collective, au service de tous et de soi. Le rituel du IIIème Ordre nous parle peu de ce pont. En le synthétisant, voilà ce qu’il nous raconte :

- 1) Nous assistons à la destruction du Temple.

- 2) La libération de Zorobabel intervient.

- 3) La construction, le passage et la bataille du pont.

- 4) Rassemblons ce qui est épars.

- 5) Enfin construisons le temple.

Si nous analysons cette progression, ce cheminement, que voyons nous. La mort, la liberté la renaissance, tout cela sur fond de « luttes intestines » … C’est en fait, ni plus ni moins que notre quête depuis le jour de notre initiation. Pour naître, il faut mourir et pour mourir, il faut d’abord s’éveiller. Cette maxime entêtante, peut paraître saugrenue, elle est pourtant le précis de notre quête.La vie est un perpétuel recommencement. Quand on pense la boucle bouclée, la chose jointée, le pont passé, il faut partir à nouveau, cheminer sans cesse car la spirale est sans fin, pareille à notre faim d’instruction et de transmission.

Le pont est ce lien entre matériel et spirituel. Nous sommes à l’image du Pontife, à la fois pont et constructeur de ce pont. Dans toutes les mythologies, il est présent et c’est certainement dans l’ancienne Iran que sont image était la plus belle. Après sa mort, le défunt devait emprunter un pont qui était d’autant plus large qu’il avait été vertueux… Celui-ci pouvait donc être réduit à un « fil de rasoir » ; Comment cheminer sur un tel pont ? Cette remarque me remémore un jeu, vieux comme le monde, auquel s’adonnaient les « Pharaons Noirs d’Egypte » et que nous connaissons tous : le jeu de l’oie. Il est en ce jeu, une case dite « le pont de l’épée » qui représente une gorge étroite, au fond de laquelle un torrent se fraye avec fureur, un passage entre les rochers et celui-ci est surplombé d’une épée. Un pont qui ne permet ni d’avancer, sans aucun garde-fou le vertige nous presse, la souffrance de la blessure et la mutilation sont évidentes ; ni de reculer, puisque les parois sont abruptes. Le joueur, ne joue plus. Il est là terrassé par le fil de l’épée, vaincu par le vide, battu par le torrent… Il ne peut plus rien faire si ce n’est s’abandonner à Dieu, taire ses passions, devenir humble, originel ; négliger ses envies, omettre ses défenses… Etre Lui et seulement Lui. Face à la dérision de sa propre mort, le seul choix est de l’accepter et c’est là, qu’apparemment vaincu, totalement abandonné à son sort, dépouillé de ses miasmes et de ses certitudes, en proie au doute, qu’il place inconsciemment son destin entre les mains du Maître de la Voie. C’est là son seul tribut, mais quel don de soi, quelle abnégation, quel symbole ? C’est à ce moment là et seulement à cet instant précis, que le jeu peu reprendre ; Regardez le mes SS.·. et mes FF.·., il passe le pont, sans souci du tranchant de la lame, sans attirance aucune pour le vide, sans peur du tumulte des flots ; le Nouvel Homme est déjà sur la rive opposée, il s’est débarrassé de ses breloques et voit celles-ci, sur l’autre rive, gisant aux pieds de sa « vieille dépouille ». C’est la quête de Lancelot du Lac, qui ne voit ses blessures, ne sent pas la douleur, n’entend le fracas de l’eau et ne regarde que la tour et la Reine en son sommet. Nous sommes tous ce joueur que le hasard a placé là, sur cette case du « pont de l’épée », le jour de notre initiation, avec pour seule mission de le passer, de savoir vaincre nos passions, soumettre nos volontés, redevenir pareil à l’origine, au moment du Souffle Divin, beaux et libres, enfants de la lumière, bâtisseurs de Temples en nos cœurs.

Ainsi chacun est Principe, celui là même dont il révèle la Gloire, il est le G.·.A.·.D.·.L'U.·.. C’est quand la lumière éclaire l’image, presque un mirage, à peine une ombre, qu’Il se dévoile, peu à peu à nous et en nous, que l’énigme se fait Verbe et Vérité, qu’éclate alors la transfiguration du Tout dans l’Unité.

* Edith Piaf.

Marc-Antoine Bonnet, Vème Ordre, Gr.·. 9
Suprême Commandeur du Grand Chapitre Général d'Andorre

Columnas de un Templo Masónico

La columna es el principio de sustentación de cualquier edificio o construcción, ya que sobre las columnas las grandes obras son construidas o sostenidas. Derivada del latín columen, que significa "sostén" o “soporte”, elemento arquitectónico vertical que posee principalmente funciones estructurales pero también decorativas. Su sección es circular, cuando es cuadrangular suele denominarse pilar, o pilastra si está adosada a un muro. Nos dice la Enciclopedia de la Francmasonería que una columna “es un pilar redondo que se usa para sostener así como para adornar un edificio, cuya construcción varía en las diferentes órdenes de arquitectura. En la Masonería las columnas tienen una significación simbólica de sostén de la Logia y se conocen como Columnas de la Sabiduría, la Fuerza y la Belleza. El entendimiento de columna, en su forma concreta, es el de una viga cilíndrica vertical hueca que sostiene simbólicamente el templo. Entre los hebreos las columnas, o pilares, se usaban metafóricamente para significar los príncipes o nobles, como si fuesen las columnas del estado. Los elementos que componen a una columna clásica son tres: basa, fuste y capitel. La "basa”, se asemeja a la cepa del árbol, el “fuste” al tronco o corteza y el “capitel” al nacimiento de sus ramas más gruesas. Sus formas y ornamentos varían según la órden arquitectónica: barroca, rococó y neoclásica.

HISTORIA 

En el año 2600 a. C., en la arquitectura del antiguo Egipto, el arquitecto Imhotep hizo uso de columnas de piedra. Desde entonces todas las grandes civilizaciones las incorporaron a sus construcciones. Inspirado en la naturaleza y sus formas, se basó en los haces de caña que se utilizaban para sostener las viviendas primitivas, propios de las arquitecturas de piedra. Con el tiempo variaron sus fustes y capiteles, dándoles diversas formas estilizadas de flores como lotiformes, palmiforme o campaniforme. Entre las más elaboradas están las de los persas, con sus enormes columnas construidas en Persépolis, cuyos capiteles estaban decorados con bustos de toros. Los egipcios, persas y otras civilizaciones antiguas utilizaron las columnas de forma práctica para sostener los tejados de sus edificios, decorados exteriormente con relieves o pinturas. Los griegos y romanos las usaron tanto en el interior como en el exterior de los edificios. La Revolución Industrial impulsó la construcción de edificaciones con pilares de acero y hormigón armado, posibilitando realizar cerramientos exteriores sin funciones estructurales. En la arquitectura moderna, el funcionalismo o la arquitectura sustentable son algunos modos de concebir el diseño arquitectónico de las columnas. En razón de su pertenencia a alguno de los órdenes arquitectónicos clásicos, la columnas pueden ser:

· Columna dórica

· Columna jónica

· Columna corintia

· Columna toscana

· Columna compuesta

· Columna salomónica, que agregamos para tratarla a continuación.

La columna salomónica, torsa o entorchada es una columna con fuste de forma helicoidal, que se utilizó fundamentalmente en Europa y en América en la arquitectura barroca. Recibe su nombre porque se creía que así eran las columnas del Templo de Salomón, destruido en el año 586 A.C., de acuerdo a la descripción que se hace en la Biblia de las sus dos columnas principales. Estas flanqueaban el vestíbulo y se llamaban Boaz y Jachin, simbolizando respectivamente la fuerza y la estabilidad. Poseían un fuste retorcido, comúnmente de seis vueltas produciendo un efecto de movimiento. Este tipo de fuste puede haber evolucionado del estilo de la Columna de Trajano de la Roma antigua, erigida como homenaje al Emperador del mismo nombre, la cual una decoración con una banda única continua, en forma de espiral. La introducción de la columna salomónica en el barroco, expresa la condición de arte en movimiento. En muchas ocasiones se encuentra el fuste cubierto con decoración vegetal a base de hojas de parra. Los capiteles pueden ser diversos y es muy habitual que aparezcan retablos u otros adornos.

La Biblia nos cuenta, en el Libro de Reyes, que cuando los hebreos volvieron a la tierra prometida, el rey David comenzó a construir el Templo de Jerusalén, el Templum Domini (Templo del Señor). Tras la muerte del rey David su hijo, el rey Salomón, prosiguió la construcción del Templo en el Monte Moriah. “ Salomón comenzó la construcción del templo del Señor en el cuarto año de su reinado en Israel, en el mes de Ziv, que es el segundo mes del año, cuando hacía ya cuatrocientos ochenta años que los israelitas habían salido de Egipto. Tenía veintisiete metros de largo, nueve de ancho y trece y medio de alto. 3 El vestíbulo que había en la parte delantera del templo medía nueve metros de largo, igual que la anchura del templo, y cuatro metros y medio de ancho en la parte frontal del edificio. 4 Salomón le hizo al templo ventanas con rejas. 5 También construyó un anexo junto a los muros que rodeaban el templo, tanto alrededor de la sala central como del cuarto posterior y construyó celdas a su alrededor. 6 La planta baja del anexo medía dos metros y veinticinco centímetros de ancho; la planta intermedia, dos metros con setenta centímetros; y la planta alta, tres metros con quince centímetros; pues por fuera había reducido las medidas para no empotrar las vigas en los muros del templo. 7 En la construcción de éste se emplearon piedras totalmente labradas, así que al edificarlo no se escucharon martillos ni piquetas ni ningún otro instrumento de hierro. 8 La puerta de la celda de la planta baja estaba al lado derecho del templo; y para subir a los pisos intermedio y tercero había una escalera de caracol.”

El rey Hiram I de Tiro, contrató a un experto, éste “4 era hijo de una viuda de la tribu de Neftalí y de un nativo de Tiro experto en trabajar el bronce llamado Hiram Habif. Éste era muy hábil e inteligente, y conocía la técnica para realizar cualquier trabajo en bronce, así que se presentó ante Salomón y realizó todos sus trabajos. 15 Fundió dos columnas de bronce, que medían ocho metros de alto y cinco metros y medio de circunferencia. 16 Hizo también dos capiteles de bronce para colocarlos en la parte superior de las columnas. La altura de cada capitel era de dos metros y veinticinco centímetros. 17 Además hizo dos rejillas, trenzadas en forma de cadenas, para los capiteles que había en la parte superior de las columnas: una rejilla para cada capitel. 18 Hizo también dos hileras de granadas alrededor de cada rejilla, para cubrir los capiteles de las columnas. Así hizo con ambos capiteles. No eran macizos sino huecos, el grueso de sus paredes era de cuatro dedos. 19 Los capiteles que había sobre las columnas del vestíbulo medían casi dos metros y tenían forma de lirio. 20 Alrededor y en lo alto de cada capitel, en su parte más ancha, en forma de globo y junto a la rejilla, había doscientas granadas en dos hileras. 21 Hiram puso estas columnas en el vestíbulo del templo. Erigió primero la columna de la derecha y le dio el nombre de Jaquín, y luego la columna de la izquierda y le dio el nombre Boaz. 22 La parte superior de las columnas tenía forma de lirio. Así quedó terminado el trabajo de las columnas.”

LAS COLUMNAS Y EL TEMPLO MASÓNICO

James Churchward en su obra “El Continente Perdido de Mu”, refiere que “desde los tiempos más antiguos, dos pilares o columnas eran colocados en los atrios o entradas de los templos”... Niven, en su libro “Ciudades Perdidas Mexicanas”, muestra la entrada a un templo que aparece con dos pilares, uno a cada lado, cada uno señalado con un signo numérico. También sobre el centro del arco que los une, en lo que podría ser la piedra clave, se encontraba la letra hierática “H” según el alfabeto de Mu. Alrededor de ésta, el símbolo alfabético de cada una de las cuatro fuerzas sagradas, las cuatro grandes fuerzas primarias elementales: Tierra, Agua, Aire y Fuego.

Las columnas de los templos masónicos evocan las construidas en el Templo de Salomón, su tamaño es proporcional al espacio, y en algunos existe un lugar hueco dentro de ellas, el cual en ciertas épocas fue usado como repositorio de rollos constitucionales y de diversos documentos. Con respecto a las granadas, “que también se pueden ver en algunos templos, simbolizan abundancia y fertilidad. Esta fruta tenía asociaciones místicas en la antigüedad. Para la masonería denota esa abundancia que es el fruto de una utilización sabia de los dones que recibimos y que deben contribuir al progreso de la humanidad. Para la época era costumbre determinar los puntos cardinales basándose en el punto del sol naciente y el sur estaba hacia la derecha y el norte hacia la izquierda. Por lo tanto sur y derecha eran sinónimos, al igual que norte e izquierda. Josefo dice que: “Una de las columnas la colocó a la entrada del pórtico a la izquierda y la llamó Boaz”.

En el templo están ubicadas las dos columnas a la entrada, en el occidente y a cada lado se ubican, junto a ellos los dos vigilantes. En "Edimburgo" las palabras “B” y “J” se empezaron a usar en el Grado de Aprendiz y Compañero, como nos dice el Querido Maestro Joaquim Villalta, apoyado en las luces dadas por el Q:.H:. Patrick Négrier. Estas se asocian a los dos primeros grados cuando se conocen ambos nombres, dejando para el grado de Maestro la letra G. Según los diferentes ritos estas columnas se colocan de manera distintas: en el rito francés y egipcio, Jakin está a la derecha, al noreste, mostrándonos la ubicación del horizonte donde el sol sale el día más largo del año, el solsticio de verano. Boaz está a la izquierda desde donde sale el sol en el solsticio de invierno, considerado el día más corto del año. Estas fechas se dieron en situaciones diferentes y no guardan relación entre sí. En el rito escocés es al contrario, pero para aclarar cualquier duda podemos volver al “texto fundador de Edinmburgo, de 1696”, el cual responde con claridad a la pregunta: ¿Existen algunas luces en tu Logia? R:. Sí, existen tres: la del noreste, la del sur y la del este. También pasajes al oeste, lugar del horizonte donde el sol se levanta en cada uno de los dos equinoccios. En Edimburgo de 1696 se refieren a la puerta y a las dos columnas a "Noreste, Sudoeste, y Pasaje del Este". Con relación a la polémica de los ritos Antiguos y Modernos, si nos remontamos a 1737, podemos ver en el ritual descrito en “La Recepción de un Franc Masón”, donde “B” y “J” se le comunicaban al Aprendiz. En “La Orden de Los Franc Masones Traicionados”, en 1745, Gabriel-Louis PERAU, afirma que esto continúa. Lo que es realmente relevante es que “J” debe estar en el noreste/ noroeste y “B” (ubicando aquí a los que reciben a Jakim) en el sureste/suroeste de “B”. Cada Logia es libre de decidir, según su rito, la ubicación de los que reciben a Boaz o a Jakim. La materia de ambas columnas fue el “bronce”, aleación de cobre y estaño, que en los tiempos antiguos se usaba para los instrumentos del culto. La importancia del bronce en la Prehistoria representaba algo potente e imperecedero, apropiado para lo divino.

DEL NOMBRE 

Estas columnas debieron usarse en sacramentos sagrados. Existen varias teorías en relación al nombre de ellas y sólo a modo de ilustración les presento algunas.

Para los hebreos parece ser que era costumbre del pueblo darle nombres a objetos sagrados. En el libro de Éxodo se relata: “Y Moisés edificó un altar y llamó su nombre Jehovanisi”, que en hebreo antiguo significa “las vestiduras sagradas de Dios“. En ese órden de ideas, el nombre Jaquín está formado por las sílaba “Jah” forma corta de decir Jehová o Yahvé y “aichin” que quiere decir “establece”, por lo que el significado de Jaquín sería “Establece” o “Será establecido”, dándonos la idea de firmeza. A su vez, Boaz está formado por la sílaba “Bo” que significa “en El” y “Az”, “fortaleza“, o sea “en Él está la fuerza“.

Hay otra teoría, que dice que cada una de estas palabras es la primera de una inscripción que entera decía: “Que el Señor establezca (Jaquín) el trono de David y su reino para siempre y entonces en la fortaleza (Boaz) del Señor se regocijará el rey”. Aunque lógica e interesante y que tal vez haya sido el espíritu de las palabras, no es la impresión que dan los textos bíblicos, que simplemente citan los nombres de las columnas como si hubieran sido nombres personales. Esto origina otra teoría que sugiere que realmente eran nombres de personas. Por una parte Jaquín era el nombre del asistente del Sumo Sacerdote que oficiaba en la dedicación del templo y se asocia con Salomón y por otra parte Boaz era el nombre del bisabuelo del rey David y obviamente se asocia con David. Desde el punto de vista esotérico, podríamos pensar que Hiram haya tenido motivos para elegir estas palabras, como para tratar de representar, desde la semiología, la fortaleza, la firmeza y protección.

Igualmente en algunos textos de Maestros masones norteamericanos, existe una alusión al hecho de la vinculación entre los últimos caballeros templarios refugiados en Escocia y la constitución de la primera logia masónica moderna de Londres en 1717. Contemplan la posibilidad de que, por ese motivo, los templos masónicos modernos sigan la tradición templaria de erigir las columnas en sus templos con las letras “J” y “B”, como es el caso -entre otros- de la famosa capilla de Rosslyn en Escocia. Se estaría honrando al último maestre templario y el más famoso, Jacques De Molay, considerado mártir y caballero sagrado (en hebreo Kadosch) por templarios y masones. Las iniciales del nombre en latín de Jacques de Molay: Jacobus Burgundius Molay son J, B y M.

Lo cierto es que las Columnas en el templo no tienen un valor estructural ya que no sostienen nada en la mayoría de los casos, entonces es enteramente simbólico, como portal bien delimitado que permiten la entrada a una cámara interior, donde realizamos trabajos ajenos a los profanos. Desde allí, como en las coronaciones de antaño, nos iniciamos, ingresamos a un crecimiento masónico que indica que estamos preparados para un renacimiento desde el espíritu y que pasaremos entre columnas a un nuevo nivel de conciencia apoyados en ellas; la de la fuerza y la del control, portales simbólicos, una conexión entre el cielo y la tierra. Podríamos decir que en ellas está la lección, en las columnas mismas, en lo que representan silenciosamente para cada iniciado. Nos recuerdan la necesidad de crecer desde un firme cimiento y a través de la fuerza para emerger victoriosamente en todas las luchas de la vida. Senda para que los hombres durante su existencia terrenal, viajen un poco más allá, un tanto más alto hacia la cámara secreta de su existencia, como voz del silencio, como la luz que ilumina el camino hacia la sabiduría. Reproducimos aquí lo escrito por Jules Boucher en “La Simbólica de los Números”: “Dos pilares colocados lado a lado forman una Puerta llamada `Puerta de la Vida', `Puerta de los Cielos' o `Portal de la Eternidad'. Los dos Pilares son dispuestos comúnmente en ambos lados de la puerta de entrada a los lugares sagrados. También el modelo binario formado por los `dos Pilares' es frecuentemente un símbolo correlativo de la `Puerta'. La imagen de los dos pilares se inserta en un ámbito de carácter general que comporta a los Gemelos, el Doble León, los dos Horizontes, las dos Montañas del Mundo, las palabras bisílabas, las letras dobles. Al respecto, C. G. Jung dice: <Toda imagen doble... refuerza al multiplicar el valor simbólico de la imagen, o desdoblándola muestra las divisiones internas que la debilitan>”.

DEL SIGNIFICADO

Haciendo un breve recorrido por lo que han representado en varias miradas y épocas podríamos decir que las columnas son los elementos más importantes del pensamiento masónico del hombre, desde la antigüedad y las mitologías primitivas. Para quien se inicia es un nacer a un tiempo y un espacio sagrado de donde se sale de las tinieblas para recibir la Luz. Se nos enseña a colocarnos entre las dos columnas de la entrada, en el lugar central o medio donde se produce el equilibrio o armonización de toda dualidad a través del eje vertical invisible. En ese punto, entre columnas, y estando al orden, todo masón se mantiene en una actitud receptiva y es así como recibe la instrucción del grado nos es comunicada, al igual que los signos, palabras y toques que la Masonería atesora para nosotros; pero también es ahí, entre columnas, donde tomamos las decisiones definitivas para nuestro proceso iniciático, cuyo compromiso ratificaremos en el Altar de los juramentos. El masón en su camino iniciático viaja por el filo o justo medio, armonizando y conciliando los contrarios en su recorrido desde las tinieblas hacia la luz, en un proceso de retorno al verdadero origen que es supra humano y supra cósmico.

También la columna es “soporte” que representa el eje de la construcción y liga entre sí a sus diferentes niveles. En el capítulo segundo de la obra Hermetismo y Masonería, del manuscrito masónico Cooke, 1400, que se encuentra en la Biblioteca Británica, se plantea que toda la sabiduría anterior al diluvio de Noé fue recogida en dos grandes columnas. Más tarde, una de ellas fue descubierta por Pitágoras y la otra por Hermes el Filósofo, los cuales transmitieron las enseñanzas que ellas contenían a los hombres. Se configuran en los dos grandes afluentes sapienciales que nutrirán la Orden: el hermetismo que asegurará la protección del Dios a través de la Filosofía, es decir del Conocimiento, y el pitagorismo que dará los elementos aritméticos y geométricos necesarios que reclama el simbolismo constructivo. En otro orden, estas dos columnas del Templo Masónico simbolizan también la dualidad presente en la creación, la multiplicidad en que se manifiesta la Unidad al reflejarse a sí misma. La misma dualidad que representan los principios activo y pasivo en el Azufre y el Mercurio; el yang y el yin, las fuerzas expansiva y contractiva que rigen todo movimiento binario. Al igual que lo hacen el día y la noche, el Sol y la Luna y también, la Luz y las Tinieblas. Lo masculino y lo femenino que diferencian todo lo creado y definen sus características y en definitiva todos y cada uno de los pares de opuestos que uno pudiera nombrar.

La Cábala nos muestra que en el Árbol de la Vida, imagen del orden permanente de la creación, la columna del Rigor y la columna de la Gracia se hallan equilibradas en el Pilar central. El árbol, posee una figura propia de la columna y ésta, a su vez, es como un árbol estilizado. El simbolismo las integra y, de este modo, la columna simboliza el “árbol de la vida”. En las tradiciones célticas, es el de “eje del mundo”. En el arte greco-romano, las columnas se ponen en relación con el poder y la victoria, toman sentido de un “arco de triunfo”. Ejemplo Romano son las columnas de Trajano las que triunfales representan una ascensión hacia lo celeste, y una obtención del poder divino de la victoria y de la inmortalidad. Otro sentido simbólico es el de “puerta limite”, que tuvieron en la Antigüedad las conocidas “columnas de Hércules” (que en un principio fueron columnas de Melkart) situadas a ambos lados del estrecho de Gibraltar, siendo dos “columnas” paralelas, representaban una “puerta”, pero no de paso a franquear, sino para cerrar el paso. En las tradiciones judías y cristianas la columna tiene un sentido cósmico y espiritual. La columna soporta lo sagrado, la vida, el mundo. En Job (9,6) se evoca la potencia de Yahvé, capaz de sacudir las columnas del mundo: “Él sacude la tierra de sus cimientos, y hace vacilar sus columnas”. En el Antiguo Testamento es la presencia activa de la Divinidad, un faro y guía en el camino. Así en el Éxodo (13,21) dice que: “Iba Yahvé delante de ellos, de día, en columna de nube, para guiarlos en su camino, y de noche, en columna de fuego, para alumbrarlos y que pudieran así marchar lo mismo de día que de noche”. En la psicología actual representa la “afirmación de uno mismo”. Por su verticalidad es un símbolo de ascensión. Cuando se quiere rendir homenaje a otro, uno se inclina hacia él pero si se desea mostrar fortaleza uno pone bien recta la espalda, nuestro eje principal, la columna humana. Cuando el hombre surgió de entre los primitivos antropoides, lo que lo caracterizó fue el ser erectus, un ser con vocación de ascender por encima de lo terreno.

Otras miradas nos muestran diversos significados o representaciones. En el Hinduismo se presentan tres columnas, que están dentro del cuerpo humano: la Columna Ida, la columna Pingala y la columna Sushumna. También dos corrientes nerviosas o conductos situados a los lados de la columna vertebral. Una a la izquierda que se llama Ida y otra a la derecha Pingala, conductoras sutiles del Prana. La luna se mueve en Ida y el sol en Pingala. Ida es fría y Pingala caliente. Ida fluye a través de la fosa izquierda y Pingala por la derecha. El aliento fluye alternativamente, una hora por cada fosa. Mientras el aliento fluye a través de Ida y Pingala, el hombre se ocupa en sus actividades mundanas. Cuando la Columna Sushumna se activa, el hombre muere para el mundo y entra en Samadhi o iluminación. Tanto el Masón como el Yogui Hindú tratan de alcanzar su mejor nivel tratando que su Prana o energía Kundalini, poder serpentino o adormecido, recorra la columna central o el Nadi Sushumna, a lo largo de las 33 vertebras, chacra por chacra, hasta colocarse en la coronilla de la cabeza del Nadi Sushumna y es entonces cuando el Yogui logra diferentes clases de experiencias. Es en este momento en que se equilibran las columnas en el que se entra en un estado de consciencia superior, la energía se eleva.

Por otra parte en su obra “La Vía Simbólica”, Raoul Berteaux, comenta los números que caracterizan la estructura del Templo de Salomón: “Las dos Columnas colocadas al exterior del Templo, a uno y otro lado de la Puerta de entrada, parecen tener, de origen, una connotación astronómica. Son dos Columnas Idénticas que forman un modelo binario de tipo gemelar”.

Bayard, en su obra “La Meta Secreta de los Rosacruces”, dice que la columna “B” puede ser considerada como una columna del Tiempo, y la columna “J” como una columna del Espacio. Clavel, en su obra “Las columnas del cielo”, argumenta que las dos columnas representan los dos principios de creación y destrucción, de vida y de muerte, de luz y de tinieblas, cuyo juego alternativo mantienen el equilibrio universal. Lo que le daría sentido a su ubicación en los límites de la logia, separando dos mundos opuestos. En Log:. se trata de caminar hacia el Centro Supremo, hacia la unidad esencial de todo lo existente, que se encuentra más allá de ambas determinaciones.

ALGUNOS TÉRMINOS USADOS EN MAS:. RELACIONADOS
CON COLUMNAS

Es frecuente leer sobre masonería Columnas, he aquí algunas de esas formas de uso:

1. COLUMNAS: Designa en primer lugar las dos columnas simbólicas “J” y “B” situadas a la entrada de la logia, a imitación de las que Hiram colocó ante el vestíbulo del templo de Jerusalén según consta en la Biblia (I Reyes, 7, 21-22). También significa el lugar que ocupan los masones en la logia, según que estén al lado de una u otra columna.

2. BATIR COLUMNAS: Suspender los trabajos activos, cerrar o disolver temporal o definitivamente una Logia. El abatimiento, suspensión o disolución de la Logia, nunca podrá llevarse a efecto, cuando siete Hermanos, de los cuales cinco por lo menos posean el grado de Maestro, se propongan continuar los trabajos, y constituir Logia Justa y Perfecta.

3. ABRAZO FRATERNAL: Es una muestra de buen acogimiento, de paz y afecto que recíprocamente se dan los Masones en los diferentes Grados. La última ceremonia de la Iniciación, y consiste en abrazar el Venerable tres veces al Recipiendario, dándole el título de Hermano. Ninguna mala pasión o resentimiento entre dos Hermanos resiste el abrazo fraternal que se dan entre Columnas y en presencia del Taller.

4. LEVANTAR COLUMNAS: Término con que en Masonería se designa la constitución formal de una Logia Justa y perfecta y el comienzo de sus Trabajos Masónicos.

5. LA COLUMNA ROTA: En la Francmasonería, la columna rota es, como lo saben bien los Maestros Masones, el emblema de la caída de uno de los principales sostenes del Gremio. El uso de la columna o pilar como un monumento erigido sobre una tumba era una costumbre muy antigua, y era un símbolo muy significativo del carácter y espíritu de la persona sepultada.

Si intentamos construir un Templo espiritual o existencial, al interior de los seres humanos, como miembros de una comunidad o sociedad a la que pertenecemos, entonces éstas son fronteras de protección y el eje de nuestro progreso. Todo ello debería hacernos reflexionar acerca del rico simbolismo que se esconde en este componente de la logia, que son sus dos columnas de entrada. 

Sofía Camacho Chaljub, M.·. M.·.
R.·. L.·. Las Tres Virtudes Teologales Nº 8 al Or.·. de Cartagena, Colombia
Gran Oriente Nacional Colombiano

El "Trinity Tripos" 1688

Muy poca importancia se le ha dado a la masonería irlandesa por estos lares, pero mi fascinación por su rica historia me ha llevado a descubrir muchas cosas que en el pasado ignoraba. Cuando uno ama algo, el idioma no es ningún impedimento, más aún cuando hay un obsesivo deseo por el aprendizaje. 
Es por ello que les traigo la traducción de la página http://www.irishmasonichistory.com/ de un gran trabajo sobre el Trinity Tripos, una extraordinaria referencia sobre la masonería del siglo XVII en Irlanda, que desvela que lo de 1717 es un punto de inflexión, que por supuesto, por la preponderancia del caso no hay que menoscabar de ninguna forma. Pero, no hay duda alguna de que la masonería antes de ello, en Escocia e Irlanda ya era trasmitida a través de la Mason Word por los Freemasons (Libres del oficio) más allá de los Free-stone-masons. (*)

Eduardo Eid Rodríguez, Vº Orden
Miembro de la Academia Internacional de la Vº Orden de la Unión Masónica Universal del Rito Moderno.  

The Trinity Tripos, Jonathan Swift y la masonería especulativa antes de 1725. 

Un manuscrito conocido como "The Trinity Tripos", fechado el 11 de julio de 1688, fue sacado a la luz en un libro publicado por el Rev. John Barrett, (Vice-Rector, de 1806 a 1821, Trinity College, Dublín) en 1808. Este manuscrito muestra claramente que la masonería especulativa estaba en labor en la década de 1680, unos 37 años antes de la primera reunión registrada de la Gran Logia de Irlanda en 1725. 

Rev. John Barrett, Vice-Rector, (11) 
Trinity College, Dublín, (1753-1821) 
La importancia del Trinity Tripos (manucrito) 1688 no puede subestimarse ya que este documento, sin duda, establece que la masonería especulativa era bien conocida en Irlanda en 1688 unos treinta y siete años antes de la primera reunión registrada de la Gran Logia de Irlanda en 1725. 

El Tripos fue una oración satírica pronunciada por Terrae Filius (1), como se le llamó, y solo dos de estos discursos han sobrevivido, ambos datan de la década de 1680 y el de 1688 recibió especial atención (2). 

El Tripos fue descubierto y atribuido a Jonathan Swift únicamente como resultado del libro del reverendo John Barrett, vicerrector del Trinity College, Dublín (1806-1821) titulado "Un ensayo sobre la primera parte de la vida de Swift" publicado en 1808. Como verá a continuación, ahora se acepta que Trinity Tripos no es atribuible a Jonathan Swift, sino a un compañero de estudios del Trinity College. 

El Tripos fue reproducido en su totalidad por el reverendo John Barrett en su libro y a través de su análisis del manuscrito llegó a la conclusión de que el Tripos de 1688 había sido escrito por Jonathan Swift. Esta conclusión fue uno de los objetivos del libro del Rev Barrett, no para establecer que la masonería fuera parte de la sociedad irlandesa durante la última parte del siglo XVII. En consecuencia, el Tripos apareció en muchas publicaciones de las obras de Jonathan Swift, por ejemplo, por Sir Walter Scott en 1814 y 1824, entre otros. 

Como se ha dicho, el discurso del Terrae Filius ocupa en el manuscrito original, 35 páginas en cuarto escritas de cerca, y está dividido en tres Actos o secciones, de las cuales sólo nos concierne el cierre del segundo y el epílogo del tercer acto (como masones). He reproducido a continuación extractos de las secciones del discurso relevantes para la masonería. 

En el Trinity College, Dublín, el Tripos fue entregado en la ceremonia de graduación que se llamó la “Initia” o “Commencements” (3). El Terrae Filius quien entregó el Trinity Tripos de 1688 el 11 de julio de ese año fue John Jones, un estudiante del último año. 

El Terrae Filius, que desde hace mucho tiempo se suponía que tenía el privilegio, en actos públicos de la universidad, de lanzar su sátira, con impunidad, sobre los becarios y directores de la universidad, así como entre la comunidad en general (4). 

Los miembros del Trinity College de Dublín, que estuvieron presentes en la ceremonia de graduación en 1688, se sorprendieron lo suficiente por el contenido y el tono del Tripos, que era una mezcla de discursos obscenos y dramatizaciones obscenas que ridiculizaban al personal y a los estudiantes para exigir que el hombre mayormente responsable de él, dicho Terrae Filius, John Jones, sea expulsado del colegio (5). Posteriormente, la sentencia se mitigó con una suspensión temporal de su título y sus derechos académicos (6). 

Como se indicó anteriormente, el Tripos fue atribuido a Jonathan Swift como resultado del trabajo del reverendo John Barrett, sin embargo, el consenso posterior es que Jonathan Swift no era responsable del Trinity Tripos y encontramos a Sir Walter Scott afirmando en su publicación de 1861: 

Es probable que… el tripos puede haber sido realzado por los trazos satíricos de Swift…. No me parece probable que fuera el autor principal de la obra por la que Jones sufrió la pena de expulsión, ya que con toda su grosería, exhibe poco de su humor (7)”. 

En consecuencia, no apareció en ediciones posteriores de las compilaciones de las obras de Swift de Sir Walter Scott. A pesar de la opinión de Sir Walter Scott en ese momento de que la autoría del Tripos no podía atribuirse a Swift, la cuestión sigue siendo mencionada en artículos académicos sobre Swift. Encontramos en un artículo de 2004 de Andrew Carpenter que concluye que Swift escuchó a John Jones pronunciar el discurso burlesco y paródico del Tripos y que el texto de 1688 era claramente el trabajo de una camarilla y fue escrito por varios miembros de la clase Senior de los cuales Swift era miembro (8). 

El debate académico sobre si este manuscrito de 1688 podría atribuirse a Jonathan Swift ha dado lugar a pruebas de que la masonería especulativa ha pasado a primer plano. Este manuscrito ha recibido la atención de los académicos como resultado de que intentaron establecer la autoría de Swift o su participación en el mismo. Sin esta atención el manuscrito pudo haber sido ignorado en gran parte, considerado como una curiosidad, no siendo más que un recuento de una actuación de estudiantes del siglo XVII "Candilejas". 

En cuanto al contenido masónico del manuscrito. Richard Caron y Antoine Faivre sugieren al escribir sobre la participación de Swift con el Tripos: 

El acceso inicial de Swift a la masonería de estilo escocés se remonta a 1688, cuando supuestamente participó en una Logia en el Trinity College, Dublín (25). Trabajando con un "club" de compañeros de estudios, Swift contribuyó a un Tripos satírico, que utilizó el conocimiento interno para satirizar a los masones. En su alto espíritu burlesco, Swift y sus coautores describieron la membresía de varias clases de Trinity Lodge, los vínculos de ciertos rituales con el equipo militar de caballería, las asociaciones escocesas de sus números y los nuevos métodos de caballero iniciado (o especulativo) Masones. … (25) Philip Crossle “La masonería en Irlanda alrededor de 1725 – 31”, The Lodge of research Transactions 1924 (1931) 169” (9). 

Los extractos relevantes del Tripos también muestran que, en lo que respecta a la masonería, el Terrae Filius podía contar con que su audiencia comprendiera las alusiones a las características destacadas del Oficio y que se dirigía a un conjunto mixto de universitarios y ciudadanos acomodados, que se habían reunido para presenciar la principal función universitaria del año y su uso del tema [masónico] demuestra que la masonería que él y su audiencia conocían brillaba por su secreto y su benevolencia. También podemos deducir que la pertenencia al Oficio no se limitaba a los Operativos, ni a ninguna clase, de lo contrario, el catálogo de llamamientos incongruentes no tendría sentido (10). 

También sugeriría que la frase "... masonizó la nueva forma" es el comentario más revelador del discurso e indica un cambio de la masonería operativa a la masonería especulativa durante la última parte del siglo XVII. 

En conclusión, el siguiente extracto notable que figura en el Apéndice del Tripos demuestra que la Fraternidad de los masones era bien conocida en Dublín en 1688 y la importancia de tal aviso público de la masonería en ese momento no podía subestimarse como los casos de cualquier mención de nuestra Fraternidad en Irlanda antes de 1700 es casi inexistente. 



(*) El origen de la masonería especulativa - Roger Dachez - Libro: Rito Francés - Víctor Guerra
(1) Lit. “Son of the Earth” ~ formerly, one appointed to write a satirical [latin] poem at the public acts in the University.
(2) “Hermathena” (Trinity College publication) (1981).
(3)“Masonic Reprints and Historical Revelations…”, Henry Sadler & W.J. Chetwode Crawley (1898).
(4) “The Works of Jonathan Swift, D.D.,” Sir Walter Scott (1824).
(5) “Verse in English from Tudor and Stuart Ireland”, Andrew Carpenter (2004).
(6) “The Miscellaneous Prose Works, Volume I”, Sir Walter Scott (1861).
(7) “The Miscellaneous Prose Works, Volume I”, Sir Walter Scott (1861).
(8) “A Tale if a Tub as an Irish Text”, A Paper by Andrew Carpenter delivered at the Deanery of St. Patrick’s, Dublin (16 -17 October 2004).
(9) “Esoterisme, gnoses & imaginaire symbolique: melanges offerts a Antoine Faivre”, Richard Caron etc. (2001).
(10) “Masonic Reprints and Historical Revelations…”, Henry Sadler & W.J. Chetwode Crawley (1898). 
(11) Porfesor y excéntrico, John Barrett nació en Ballyroan, Condado de Laois, hijo de un Clérigo. Educado en Trinity College, Dublín. Tomó la beca y se convirtió en profesor de lenguas orientales. Vice-preboste en 1807. Destacado excéntrico, casi nunca abandonó el colegio en los últimos cincuenta años de su vida. Viviendo en un desván en la plaza de la Biblioteca, no se permitió el fuego, incluso en el clima más frío, y se dedicó a sus dos pasiones, la lectura y el atesoramiento de dinero. Era bajo, con una cabeza enorme y pies pequeños, y su apariencia era tan mezquina y harapienta que los sirvientes de la universidad se opusieron a su presencia. 
Era un hombre de grandes logros y tenaz memoria, pero extraordinariamente ignorante de las cosas de la vida común. Hablaba latín y griego con fluidez, pero tenía grandes dificultades para expresarse en inglés. 
Murió en 1821, dejando £ 80.000. Su testamento decía: "Dejo todo lo que tengo para alimentar al hambriento y vestir al desnudo".

Petit historique du renouveau du Rite Français Moderne en Suisse

 Le 11 novembre 1991 est fondée à Genève, en Suisse, par huit FF\et deux SS\ provenant de Loges et d’Obédiences différentes (Grand Orient de France, Memphis-Misraïm, loges indépendantes) la Loge de « La Concorde ». La Loge décide de se réunir dans les locaux de la Société Théosophique (à laquelle appartiennent quelques-uns de ses fondateurs), et de travailler au Rite Français d’après les Rituels de 1786 (qu’aucun des membres fondateurs ne pratiquait, de manière à ne préférer ni ne léser personne) et de demander l’adhésion à la Grande Loge Indépendante et Souveraine des Rites Unis (G.L.I.S.R.U.), qui détient une patente de ce Rite, appelé alors Rite Français Traditionnel.

Le V\ M\ élu se rend à Paris le 13 novembre, pour être installé en tant que V\ M\ en Chaire de la Loge par la Haute Loge de Maîtres Installés d'Ile de France.

Les Travaux sont ouverts le 6 décembre, l'allumage officiel des feux de la nouvelle Loge a lieu le samedi 25 janvier 1992 et la Loge entre ainsi officiellement à faire partie, sous le No 67, de la G.L.I.S.R.U, qui lui remet des constitutions symboliques (« patente ») l’autorisant à « se livrer aux travaux des premiers grades symboliques de la Maçonnerie du Rite Français Traditionnel ».

Le 16 avril 1992 son fondateur et premier Vénérable Maître est reçu Chevalier Rose-Croix dans le Rite Français (4e Ordre du Rite) par le Très Puissant Souverain Grand Commandeur René-Jacques Martin, dans le Chapitre « La Rose et le Lys » (Sublime Grand Chapitre Magistral du Grand Globe Français, Suprême Conseil de l’Ordre Maçonnique Universel « Humanitas » pour les Pays de Langue Française), à Lille.

Après un brillant début la Loge devait connaître de nombreuses péripéties, scissions, changements d’Obédiences (d’abord la GLMF, puis la GLMS), dus en grande partie à des conflits de sensibilités et de personnes ; l’amalgame entre des tendances aussi différentes que celles représentées par des membres provenant du Grand Orient de France et d’autres de Memphis-Misraïm et de la Société Théosophique n’ayant pas réussi.
Un dernier différend entre deux groupes de tendances opposées (l’un plus humaniste ou « éclairé », formé par d’anciens fondateurs originaires du GODF et quelques nouveaux membres ; l’autre plus mystique ou « illuminé », formé par d’anciens fondateurs originaires de Memphis-Misraïm et de la Société Théosophique et d’autres nouveaux membres) devait finalement amener en 2008 à la démission des membres de ce dernier groupe de la Loge de « La Concorde », pour rester à la GLMS sous un nouveau nom, et à la sortie de « La Concorde » de la GLMS, pour retrouver l’indépendance sous le nouveau titre distinctif de « L’Amitié », ce changement de nom voulant signifier que, si la Concorde avait disparu, l’Amitié restait le ciment qui liait les FF\ et SS\ restés fidèles à la Loge d’origine.

« L’Amitié » a fait ensuite le choix d’adhérer à Lithos-Confédération de Loges, une Confédération belge à vocation internationale qui garantit la souveraineté effective des Loges qui la composent et dont ils partagent les principes fondateurs.

Constatant, presque quinze ans après sa réception au 4e Ordre du Rite Français, qu’il n’existait toujours pas de Chapitre Rose-Croix Mixte de Rite Français, ni d’Autorité maçonnique régissant des Chapitres Mixtes de ce Rite en Suisse, qui était donc territoire maçonniquement inoccupé à cet égard, par les pouvoirs qui lui ont été conférés avec la filiation initiatique qu’il a reçu et par les anciens privilèges des Souverains Princes Rose-Croix, son fondateur et premier Vénérable fonde à Genève le 13 avril 2006, souché sur la Loge de « L’Amitié », le Souverain Chapitre Mixte « La Rose-Croix du Léman », travaillant d’après les textes du Rite Français les plus anciens connus, rédigés à Paris en 1786[1].

Le 21 avril 2012 le Souverain Chapitre « La Rose-Croix du Léman » devient membre du Suprême Conseil Mixte du Rite Français Moderne pour la Belgique, duquel il reçoit une patente des Ordres de Sagesse du Rite Moderne Français, l’autorisant à travailler selon les traditions, usages et coutumes de ce Rite du premier au quatrième Ordre.

Devenu Sublime Conseil – Grand Chapitre Général Mixte de Belgique, ce dernier adhère à l’Union Maçonnique Universelle du Rite Moderne (UMURM), créée à la suite du premier congrès du Rite Moderne à Barcelone en juin 2011.

Tant la Loge de « L’Amitié » que le Chapitre « La Rose-Croix du Léman » restent en 2020 les seuls corps maçonniques mixtes de Rite Français Moderne à Genève et en Suisse, le Grand Chapitre Général Helvétique, souché sur le Grand Orient de Suisse, fondé en 2001 avec une patente du Grand Orient de France, qui la lui a retirée en 2019, étant exclusivement masculin.


Fabrizio Frigerio, Ve Ordre, Gr.·. 9.
Suprême Commandeur du Sublime Conseil du Grand Chapitre Général Mixte de Belgique,
Membre honoraire du Grand Chapitre des Chevaliers Rose-Croix du Portugal,
Membre de l’Académie Internationale du Ve Ordre de l’Union Maçonnique Universelle du Rite Moderne.


[1] Travaux du Souverain Chapitre en ses Quatre Ordres, rédigés par le Souverain Chapitre Métropolitain à l’Orient de Paris, 1786, éd.par Pierre Mollier, éditions A l’Orient, Paris ,2002.




Abrégé de la reconstruction du Cinquième ordre dans la région du Sud Est


1993 Première réunion informelle à Nice pour débattre de la nécessité pour le rite de cette reconstruction.

1994 Première assemblée du 5ème ordre dans le cadre du Grand Chapitre Général de France crée en 1994 par l’équipe de Gérard Bautista. Elle sera sans activité par la suite.

1995 Création de la première assemblée autonome du 5ème Ordre précurseur du Sublime Conseil Provence Fidélité dont le siège sera à Toulon.

Cette assemblée autonome réunira des membres de plusieurs chapitres de la région sud-est.
Elle établira le premier rituel contemporain de réception
Elle recevra en son sein le premier Grand Maître du GODF à en être membre.

1998 Demande officielle du Grand Maître du GODF à  la Chambre d’Administration du GCG du GODF afin de préparer cette réactivation.

1999 Reconstruction officielle du 5ème Ordre au sein du GCG du GODF
Le rituel qui servira à la réception des 50 membres fondateurs est celui de Provence Fidélité.

2003 L’assemblée autonome du 5ème Ordre prend le titre de Provence Fidélité :
elle travaille au rituel des trois arches correspondant à 3 classes de membres du 5ème Ordre d’alors.

2010 Provence Fidélité devient Sublime Conseil et s’ouvre à  la mixité.

2015 Le Sublime Conseil Provence Fidélité fête ses 20 ans d’existence.

2016 Cette assemblée  revient aux deux classes historiquement répertoriées avec deux grades le Chevalier de l’Aigle blanc et noir et le Chevalier de la Sagesse.

2019 Le SC Provence Fidélité adhère à l’alliance des Souverains Chapitres de Rite Français.

En décembre 2020 Provence Fidélité fêtera ses 25 ans d’existence.

Jean Pierre Duhal, Vème Ordre
Membre de l’Académie Internationale du Vème Ordre de l’Union Maçonnique Universelle du Rite Moderne.

Bref aperçu de la réapparition des Ordres de Sagesse dans le sud est de la France


Suite à la parution du livre sur la reconstruction des Ordres de Sagesse  publié par Ludovic Marcos et Cécile Ravauger nous apportons une précision sur l’organigramme chronologique de cette reconstruction, à partir  du tableau publié dans leur livre.
Particulièrement pour ce qui concerne l’implantation des Ordres de Sagesse dans le sud-est de la France, région qui a été à l’avancée de la reconstruction de ces « hauts grades ».

Pour mémoire, l’éclipse en France de ce rite dans sa forme traditionnelle durera un peu plus d’un siècle. L’amorce de sa réapparition se fit en 1963, pour les grades symboliques dans une version voisine de celle de ses architectes de 1783.
Suivirent les quatre ordres de hauts grades, tels qu’ils ont été assemblés dans les années 1784-1786. Grâce à des actions individuelles pour les uns comme les autres et surtout fait remarquable, indépendamment des juridictions.
A cette époque les divers grades qui ont été retenus, existaient par ailleurs depuis de nombreuses années, répartis ou non dans divers systèmes.
Il est vraisemblable que cette construction historique trouve sa raison d’être dans des contingences d’ordre « politique ». Cela ne saurait effacer la pertinence et  l’actualité de cette architecture.

Après une longue éclipse, le Rite Français des Modernes réapparait le 30 novembre 1963. Pierre Mollier en rapporte la motivation dans ces termes résumés :
« Lorsque le Rite Français de hauts grades a été réveillé en 1963, après plus d’un siècle de sommeil, c’est justement en raison du caractère “traditionnel” de ses rituels. Le Rite Écossais Ancien Accepté avait absorbé les autres rites dans les années 1850. Il se retrouvait donc seul système de hauts grades à avoir subsisté jusqu’au XXe siècle dans notre pays.
« Mais les Frères qui, autour de René Guilly, ont opéré “le réveil du Français” trouvaient que les hauts grades du Rite Écossais avaient été trop modifiés au gré de l’évolution des modes intellectuelles et du contexte politico-philosophique. Ils souhaitaient revenir à une pratique des hauts grades plus proche des origines où l’accent serait mis sur leur dimension initiatique et spirituelle. De 1963, date de leur réveil, au milieu des années 1990, pendant plus de trente ans, les ordres capitulaires du Rite Français ont été un rite traditionnel. » (1)
En voici un court résumé :
En 1970 le Chapitre « Jean-Théophile Desaguliers », constituait le Chapitre inter-obédientiel « La Chaine d'Union », qui installera en 1977 à Lille, le « Grand Chapitre Magistral du Grand Globe Français ».
En 1979, ce Grand Chapitre, sous l'impulsion de plusieurs maçons provençaux constituent le « Chapitre Général de Provence » qui installera le 22 octobre 1986 à Cabriès en Provence les Chapitres « Lou Calen » et « Pax et Caritas ». (2)

Ce rite était conservé au GCDR, et tellement bien, qu’il était jalousement placé dans les d’archives. Quant au «bureau du Rite Français » présent en son sein, il était généreusement assoupi.
Quoi qu’il en soit, une transmission représentant une filiation légitime, s’est effectuée sous les auspices du Souverain Chapitre Jean-Théophile Désagulier, lequel Chapitre éponyme est aujourd’hui souché sur la LNF.
Le Chapitre Général de Provence annoncé précédemment, a été fondé en 1979 par une transmission du Souverain Chapitre Jean-Théophile Désagulier. Du Chapitre Général de Provence seront issus les deux premiers Chapitres de la région : les Chapitres Pax et Caritas et Lou Calen, constitués en 1985.
Jusqu’à la reconstruction officielle du Rite Français, tous les Chapitres qui ont été créés dans la région provençale découlent de cette structure originelle qui représente à mon avis, la filiation dont nous pouvons nous réclamer.

Après avoir reçu cette pratique, beaucoup d’entre nous souhaitèrent lui redonner un toit. Il fallait bien que la maison mère se décide, après avoir perdu de vue l’usage des hauts grades de son rite historique, à accueillir les fils prodigues de retour.
La démarche fut officialisée en septembre 1994 dans le cadre du Grand Collège Des Rites, en perspective de la reconstruction du Grand Chapitre Général de France.
Les 21 frères porteurs du 4ème Ordre, participant à la première réunion d’intégration, à Lyon, en mars 1995, représentaient 11 Chapitres déjà existants.
Ces Chapitres fonctionnaient de manière indépendante et traditionnelle, depuis plusieurs années pour ceux crées avant 1995.

Les Ordres de Sagesse, ont été réveillés « officiellement » dans la maîtresse demeure, certes par sa décision, et surtout grâce au travail des frères issus de cette juridiction qui avaient reçus les quatre ordres à l’extérieur du futur et une fois de plus éphémère GCG de France. Les membres des Chapitres participant à la première réunion de Lyon en mars 1995 ont tous reçu leurs Ordres en dehors de la juridiction.
Fait remarquable, la structure composée alors de 380 membres régulièrement reçus dans les conditions précitées pouvait fonctionner d’emblée dans ses quatre ordres à l’instant même de sa reconstruction officielle.
Si on ajoute que le 5ème Ordre fut d’abord réactivé et pratiqué de façon autonome dès 1994, avant d’être officialisé en 1998 au sein du GCG, ce Rite semble depuis sa naissance, indépendant dans l’âme et libéral dans le meilleur sens du terme... Parmi les acteurs de cette dernière intégration du 5ème Ordre, il y avait le Sublime Conseil Provence Fidélité
Pour l’anecdote, lors de la reconstruction des Hauts Grades du Rite Français, la question du 5ème  Ordre s'est posée.
Partageant ce qu’exprimait le regretté Frère JP Ca.·. : « La reconstruction de cet Ordre  au sein du Grand Chapitre Général n'a pas été facilement acquise. Il aura fallu la volonté inébranlable de certains d'entre nous et beaucoup de pugnacité, pour faire admettre le principe du 5ème Ordre dans l'esprit des Frères du Grand Chapitre Général et de certains membres du Conseil de l'Ordre qui en ignoraient jusqu'à l'existence historique : ils croyaient à une invention originale de notre part » (3). C’est dans ce contexte que le 5ème  ordre a été rétabli en 1998.
         
 Précisons que ce sont les Frères issus de Lou Calen qui ont donné naissance non seulement au Chapitre Gnothi Seauton mais aussi à Paracelse. Le Chapitre Rosa Mystica a été crée par des Frères issus de Pax et Caritas et de Lou calen.
 Rosa Mystica et Gnothi Seauton sont d’ailleurs des chapitres jumeaux créés par les mêmes Frères en même temps.
 Le 6 septembre 1994, la décision fut prise par le GCDR de réactiver le Rite Français Moderne.
 Dès cette date, 5 Chapitres furent reconnus comme « réguliers » : Lou Calen ; Rosa Mystica, L’Age d’Homme, Paracelse et les Disciples de Salomon. Ce furent les tout premiers Chapitres à avoir une existence officielle et tous issus de la Provence, sauf l’Age d’Homme fixé à Lyon.
 Le processus s’était enfin mis en marche pour déboucher le 25 mars 1995 à la décision de créer un GCGDF.
 Aux 5 Chapitres initiaux s’ajouteront 6 autres : Les Amis Fidèles, La Chaîne d’Union, Gnothi Seauton, Maître Hiram de Tyr, Tolérance, L’Union et l’Amitié.

(1) Les ordres de sagesse du Rite Français C Ravauger & Ludovic Marcos Ed Dervy
(2) Le Rite primordial de France Edition Télète, Postface de JL Romanet
(3) Compte rendu de la commission nationale du Vème ordre du Grand Chapitre Général du GODF- Rite Français.

Jean-Pierre Duhal, Vème Ordre.

Chevalier de la Sagesse.
Souverain Grand Inspecteur Général.
Passé Très Sage et Souverain Maître du Sublime Conseil Provence Fidélité.
Membre fondateur du 5ème Ordre.
Ancien Très Sage et Parfait Grand Vénérable de la Chambre d’Administration du Grand Chapitre Général du Grand Orient de France.
Membre de l’Académie Internationale du Vème Ordre de l’Union Maçonnique Universelle du Rite Moderne.

Petit abrégé de l’histoire de la Franc-Maçonnerie en Suisse


La Franc-Maçonnerie est une fraternité initiatique ayant comme buts le développement moral de ses membres et la pratique des principes humanitaires. La Franc-Maçonnerie moderne a vu le jour en Angleterre, avec la création par quatre loges de la Grande Loge de Londres le 24 juin 1717. Elle se rattache aux confréries médiévales de métiers libres ou « francs ». La cellule de base de la Franc-Maçonnerie est la loge, composée d’un nombre minimum de sept membres, auxquels sont successivement conférés trois grades symboliques (Apprenti, Compagnon, Maître) au cours de cérémonies rituelles. Les loges sont dites « de saint Jean » en souvenir de saint Jean-Baptiste, qui au Moyen-Age était le patron des confréries des tailleurs de pierre.

Petit abrégé de l’histoire de la Franc-Maçonnerie en Suisse*

Dès la fin du XVIIIe s., se sont aussi développées des loges dites de « hauts grades » (Rite Ecossais Ancien Accepté, Régime Ecossais Rectifié, Rite de Memphis-Misraïm, etc.), qui ont multiplié le nombre de grades. Il ne s’agit pas de Franc-Maçonnerie à proprement parler, puisque leur symbolisme ne se rattache pas à l’art de la construction. On n’en tiendra donc compte que dans la mesure où leur histoire est liée à celle de la Franc-Maçonnerie symbolique des trois premiers grades (dits « bleus »), dont l’évolution reflète la complexité et la diversité de la Suisse, et en suit les clivages linguistiques.

XVIIIe s.

La première loge maçonnique, La Société Libre du Parfait Contentement, fut fondée à Genève par lord Georges Hamilton en 1736. République indépendante, mais alliée des Suisses, Genève entretenait des liens commerciaux privilégiés avec l’Angleterre. En 1737 la Grande Loge de Londres accorde à lord Hamilton le titre de « Grand Maître Provincial auprès des Loges de Genève », ce qui signifie que ces dernières obtenaient d’elle leurs patentes. Le Gouvernement genevois interdit alors à ses citoyens d’adhérer aux loges, qui échappaient à son contrôle, admettaient des étrangers et dépendaient d’une autorité étrangère. La Franc-Maçonnerie étant à la mode, cette interdiction ne découragea pas les Genevois et en 1744 on compte à Genève 6 loges, dont une mixte (réunissant hommes et femmes) sous le nom quelque peu libertin de La Parfaite Félicité. 

La plus ancienne loge de Suisse encore active aujourd’hui, L’Union des Cœurs, fut fondée à Genève en 1768. La Grande Loge Nationale de Genève, fondée le 24. 6. 1773 par neuf loges genevoises, marque le détachement de l’influence anglaise et le rapprochement à la France. Elle comptait 17 loges lorsqu’elle dut cesser ses activités suite à l’interdiction des « cercles et coteries » par le Gouvernement aristocratique, après l’écrasement de la révolution genevoise de 1782. Ayant pris le nom de Grand Orient National de Genève, la Franc-Maçonnerie genevoise continue ses activités en secret jusqu’en 1789. Ses bons rapports avec la France ne l’empêchent pas de garder des liens avec l’Angleterre et le 5. 8. 1789 la loge genevoise L’Union initie le prince Edward, duc de Kent, fils du roi George III et futur Grand Maître de la Franc-Maçonnerie anglaise. 

Lorsqu’en 1798 Genève est annexée par la France, ses loges sont en relation avec des loges françaises, mais aussi d’Angleterre, Allemagne, Brunswick-Hanovre, Pays-Bas et des Deux-Siciles. Une Grande Loge Provinciale de Genève est créée en 1801, nominalement indépendante mais en fait aux ordres du Grand Orient de France. Ce dernier fonde aussi quelques loges rattachées directement à lui, qui initient surtout des officiers et soldats de garnison, mais aussi des Genevois partisans des idées nouvelles. De ces loges, la Fraternité, fondée en 1799, et L’Etoile du Léman, fondée en 1807, sont encore en activité aujourd’hui et toujours rattachées au Grand Orient de France. En 1801 Genève compte 18 loges, dont 7 appartiennent à l’ancien Grand Orient National et 11 à la nouvelle Grande Loge Provinciale, avec env. 200 membres au total, pour une population de 25’000 habitants. 

Le Pays de Vaud voit sa première loge fondée à Lausanne en 1739. Son nom, La Parfaite Union des Etrangers, montre bien qu’aucun Vaudois n’en faisait partie. Avec d’autres loges vaudoises, elle fonde le Grand Orient National pour la Suisse Romande, reconnu par l’Angleterre. En dépit de l’interdiction de la Franc-Maçonnerie par Leurs Excellences de Berne en 1745, des nouvelles loges sont fondées à Bex en 1760, à Montreux en 1783, à Morges en 1786, à Vevey en 1790 et à Aubonne en 1798. A Neuchâtel la première loge est fondée en 1743; à Fribourg en 1761 et au Locle en 1774.

En Suisse alémanique une première tentative de fondation de loge a échoué à Berne en 1740, à cause de l’opposition des autorités. La première loge bâloise est fondée en 1744, tandis qu’en 1771 est fondée à Zurich la loge de langue française La Discrétion, qui une année plus tard adoptera l’allemand et prendra le nom de Modestia cum Libertate. A Berne des officiers bernois au service de la France fondent les trois premières loges en 1798. Alors que dans les territoires bernois, comme à Genève, les autorités ont essayé en vain de contrôler la naissance et le développement de la Franc-Maçonnerie, craignant l’influence politique française, en Suisse alémanique elle s’est développée sans entraves dans les deux grandes villes de Zurich et de Bâle, sous une influence allemande plus conservatrice. 

XIXe s.

Pendant l’occupation française et la République Helvétique de nombreux francs-maçons ont joué un rôle politique et social d’avant-garde. Avec la Restauration la Franc-Maçonnerie s’éloigne des tendances réformatrices, se répandant tout particulièrement dans les cantons protestants de Suisse alémanique. Les loges de Zurich et de Bâle se rattachent au Régime Ecossais Rectifié, un système de « hauts grades » à tendance chrétienne très marquée, mettant l’accent sur la pratique d’un christianisme réformé, avec des accents à la fois piétistes et mystiques. Deux représentants typiques de cette orientation de la Franc-Maçonnerie suisse sont le médecin zurichois Diethelm Lavater et le conseiller d’Etat zurichois Johann-Caspar Bluntschli, disciple du mystique panthéiste allemand Rohmer.

En Suisse romande, plus marquée par la proximité de la France, cette aile conservatrice de la Franc-Maçonnerie restera toujours minoritaire et L’Union des Cœurs, à Genève, est la seule loge importante y appartenant. Sous la présidence de l’historien J.-B. G. Galiffe, elle a compté parmi ses membres de nombreux pasteurs, qui ont joué un rôle dans le Réveil protestant. 

La centralisation politique, qui a caractérisé la Suisse au XIXe s. et a donné naissance à la Confédération de 1848, a aussi marqué l’histoire de la Franc-Maçonnerie Après plusieurs tentatives d’union avortées entre 1810 et 1840, la Grande Loge Suisse Alpina est fondée par 14 loges les 22 et 23. 6. 1844. Le zurichois Johann Jakob Hottinger en est le premier Grand Maître et Jonas Furrer, futur premier Président de la Confédération en 1848, le Grand Orateur. L’hostilité de l’Eglise catholique (Pie IX en 1865 et 1873 et Léon XIII en 1884 ont expressément condamné la Franc-Maçonnerie dans leurs encycliques) a poussé les loges sur des positions anticléricales et agnostiques, en favorisant l’admission de nombreux hommes politiques du parti radical démocratique, qui la marqueront de leur empreinte. Une loge genevoise représente bien cette tendance générale de la Franc-Maçonnerie suisse de l’époque, Fidélité et Prudence, qui de 1880 à 1902 a été la loge radicale par excellence. Georges Favon, Charles Page, Alcide Jentzer, les Conseillers d’Etat Alexandre Gavart et Alfred Vincent, le Conseiller fédéral Adrien Lachenal, Président de la Confédération en 1896, en ont fait partie. Dans le Canton Vaud, la loge radicale a été Liberté, fondée en 1871 par le Conseiller fédéral Louis Ruchonnet, président de la Confédération en 1883. 

C’est surtout dans les Cantons catholiques (Fribourg, Saint-Gall, le Tessin, les Grisons) que l’opposition de l’Eglise catholique à la Franc-Maçonnerie a été la plus virulente, en empêchant par tous les moyens la création de nouvelles loges et en combattant celles déjà existantes. Face aux tracasseries du clergé, la loge de Fribourg La Régénérée (fondée en 1851) dut se résoudre en 1885 à vendre son immeuble à une congrégation religieuse. Elle sera même dissoute en 1902 et ne pourra reprendre ses travaux qu’en 1972. Toujours à cause de l’hostilité du clergé catholique, et de l’opposition politique du parti conservateur, la première loge tessinoise, Il Dovere, ne verra le jour à Lugano qu’en 1877, à l’initiative du Consul d’Italie. Elle a d’abord été rattachée au Grand Orient d’Italie et est entrée à l’Alpina en 1884. Dans ce Canton, où la religion catholique a été longtemps religion d’Etat, ce n’est que dans la deuxième moitié du XXe siècle que quatre nouvelles loges pourront être fondées. 

A Genève, pourtant de tradition protestante, l’Eglise catholique a réussi à faire racheter aux créanciers par un prête-nom l’immeuble du Temple Unique. Il avait été construit en 1858 par sept loges sur un terrain cédé gratuitement par l’Etat à Plainpalais, à l’emplacement des anciennes fortifications récemment détruites pour désenclaver la ville. Il a été aussitôt transformé en l’église du Sacré-Cœur. Très engagées politiquement, les loges genevoises débattent dans leurs réunions de problèmes de société, comme le droit au travail, les assurances obligatoires, l’instruction publique, la réforme de l’assistance publique, la législation sur l’enfance abandonnée et la séparation de l’Eglise et de l’Etat, qui sera acceptée en votation populaire en 1907. 

XXe s.

Pendant ce siècle l’histoire de la Franc-Maçonnerie en Suisse est marquée par trois événements majeurs : l’initiative Fonjallaz demandant son interdiction, l’évolution de ses relations internationales et la naissance d’une Franc-Maçonnerie dite « libérale ».

Une proposition de créer une Fédération Maçonnique Internationale avait déjà été faite en 1889 par le Grand Orient de France, mais elle n’a pris forme qu’en 1902, lors du Congrès Maçonnique International de Genève. Le 1. 1. 1903 un Bureau International des relations Maçonniques est institué à Neuchâtel, sous la direction de l’ancien Conseiller d’Etat neuchâtelois Edouard Quartier-La Tente, Grand Maître de l’Alpina de 1900 à 1905. Après une interruption lors de la première guerre mondiale, il reprend ses activités en 1921 sous le nom d’Association Maçonnique Internationale (AMI). En 1923 elle regroupait 500’000 membres, appartenant à 38 Obédiences maçonniques nationales différentes. Née dans la mouvance de la Franc-Maçonnerie agnostique latine du Grand Orient de France, l’AMI a toujours été combattue par la Franc-Maçonnerie théiste anglo-saxonne de la Grande Loge Unie d’Angleterre.

Une initiative fédérale visant à interdire la Franc-Maçonnerie en Suisse, lancée en 1923 par le colonel frontiste Fonjallaz, a été déposée le 10. 12. 1934 munie de 56’238 signatures. Le Conseil Fédéral a nettement pris position contre cette initiative dans un rapport de 43 pages, publié le 4. 9. 1936. Elle a finalement été rejetée en votation populaire le 28. 11. 1937, par 515’000 non contre 235’000 oui. Le canton de Fribourg, où l’influence de l’Eglise catholique était écrasante, est le seul à l’avoir acceptée. En dépit de cette victoire politique, après la seconde guerre mondiale la Franc-Maçonnerie suisse a perdu la moitié de ses effectifs, en tombant d’env. 5’000 membres en 1935 à env. 2’500 en 1945.

Le nouveau contexte mondial voit la Franc-Maçonnerie anglo-saxonne s’opposer de plus en plus ouvertement à la Franc-Maçonnerie latine. Une tentative de trouver une voie médiane entre ces deux tendances, avec la rédaction le 21. 5. 1949 des « Cinq points de Winterthur », qui auraient dû servir de base pour une reconnaissance internationale, échoue face aux pressions exercées par la Grande Loge Unie d’Angleterre. Le Grand Maître de l’Alpina, Albert Natural est obligé à dissoudre l’AMI le 11. 6. 1955, puis à rompre toutes relations avec le Grand Orient de France, que l’Angleterre considère irrégulier parce qu’il n’exige pas de ses membres la croyance en un Dieu créateur et en Sa volonté révélée. Cette rupture est très mal ressentie, surtout en Suisse romande, où les liens avec la France sont nombreux. Des francs-maçons désirant les conserver quittent alors l’Alpina et créent à Lausanne la loge Evolution, dont le nom est un programme. Une deuxième loge est ensuite créée à Lausanne et une troisième à Zurich, et les trois réunies fondent le Grand Orient de Suisse, une Franc-Maçonnerie respectant la liberté de conscience de ses membres, liée au Grand Orient de France. En 1966 les pressions de l’Angleterre obligent l’Alpina à rompre ses relations avec la Grande Loge de France, ce qui provoque le départ d’autres membres, qui créent trois nouvelles loges à Genève et une à Zurich. Réunies aux trois précédentes, ces 7 loges fondent le 21. 6. 1967 la Grande Loge de Suisse. Cette Franc-Maçonnerie dite « libérale », qui en 1996 a repris le nom de Grand Orient de Suisse, compte en 2000 un peu moins de 400 membres, répartis en 14 loges, dont 3 en Suisse alémanique et 11 en Suisse romande. 

De son côté, la Grande Loge Suisse Alpina compte à la même date un peu moins de 4’000 membres, répartis en 79 loges, dont 2 aux Grisons, 5 au Tessin, 28 en Suisse alémanique et 44 en Suisse romande.

La Franc-Maçonnerie s’est aussi ouverte à la mixité, avec l’arrivée en Suisse de l’Ordre Maçonnique Mixte International Le Droit Humain en 1907, qui ne compte plus que 3 loges en 2000, après la scission qui a donné naissance le 8 mai 1999 à la Grande Loge Mixte de Suisse (8 loges en 2000, dont 1 au Tessin, 1 en Suisse alémanique et 6 en Suisse romande, avec env. 100 membres), et de la Grande Loge Suisse du Rite Ancien et Primitif de Memphis-Misraïm en 1962 (3 loges en 2000, 1 masculine, 1 féminine et 1 mixte, toutes à Genève). Une Franc-Maçonnerie exclusivement féminine a vu le jour le 3. 4. 1976, avec la Grande Loge Féminine de Suisse, qui compte en 2000 env. 350 membres pour 14 loges, dont 1 au Tessin, 3 en Suisse alémanique et 10 en Suisse romande.

Bibliographie : Maçonnerie, maçonneries, éd. R. Marx, 1990 ; M. Cugnet, Deux siècles et demi de Franc-maçonnerie en Suisse et dans le Pays de Neuchâtel, 1991 ; A. Bernheim, Les débuts de la Franc-Maçonnerie à Genève et en Suisse, 1994 ; Grande Loge Suisse Alpina, Livre du 150e Anniversaire, 1994 ; Groupe de recherche Alpina, Guide du Franc-Maçon, 1998. 

Fabrizio Frigerio
Suprême Commandeur
Sublime Conseil - Grand Chapitre Général Mixte de Belgique
Membre de l'Académie Internationale du Ve Ordre - UMURM

*Cet article est la ré élaboration en français et la mise à jour d’une notice écrite par le même auteur, notice qui a paru en langue allemande dans le Schweizer Lexikon, Mengis & Ziehr Ed., Luzern, 1991-1993, vol. II, p. 738-740, sub voce « Freimaurerei ».
Il aurait dû paraître dans le Dictionnaire Historique de la Suisse, édité par l’Académie Suisse des Sciences Humaines et la Société Générale Suisse d’Histoire, Berne, sous presse, sub voce « Franc-maçonnerie ».
Le rédacteur en chef ayant demandé des modifications et des suppressions que l’auteur ne pouvait accepter, il a été retiré et il a paru modifié sous la signature de la rédaction.