Franc-Maçonnerie et religion

Retracer les relations entre Franc-Maçonnerie et religion signifie en très grande partie présenter les rapports conflictuels qui, depuis la naissance de la Franc-Maçonnerie spéculative au XVIIIe siècle, avec la fondation de la Grande Loge de Londres, ont marqué la relation de la Franc-Maçonnerie avec les Eglises chrétiennes, l’Eglise catholique en premier lieu, mais aussi l’Eglise orthodoxe, certaines Eglises protestantes et, plus récemment, même l’Eglise anglicane. On ne traitera ici que des rapports entre Franc-Maçonnerie et Eglises catholique et anglicane, qui historiquement sont les plus importants.

La Franc-Maçonnerie opérative du Moyen Age était imprégnée de catholicisme et restait sous le contrôle de l’Eglise, la fête de Saint-Jean voyait les maçons assister ensemble à la messe du patron de leur corporation et les religieux de tous ordres étaient très présents parmi eux. Jusqu’au début du XVIIIe siècle, même sur le continent, même en France, plusieurs ecclésiastiques, des évêques même, étaient membres éminents de Loges maçonniques sans que cela ne leur pose aucun problème.

Avec la fondation de la Grande Loge de Londres la donne a changé et la Franc-Maçonnerie est devenue, ou elle a été perçue comme si elle était, un agent de l’anglicanisme. Grands voyageurs, les Anglais ont ouvert des Loges partout où ils allaient, même à Rome, ville dont le pape était à l’époque le souverain temporel, en même temps qu’il était le chef spirituel de l’Eglise catholique.

Cette situation nouvelle ne pouvait pas le laisser indifférent. Ainsi le 28 avril 1738 le pape Clément XII fulmine contre la Franc-Maçonnerie la Bulle In Eminenti apostolatus specula, condamnant à l’excommunication majeure les catholiques qui adhèrent ou favorisent la Franc-Maçonnerie.

Les raisons de cette condamnation étaient les suivantes :

les Francs-Maçons sont « fortement suspects d’hérésie », en raison du secret maçonnique et du serment qu’ils prêtent sur la Bible car, je cite « si les Francs-Maçons ne faisaient pas le mal, ils n’auraient pas cette haine de la lumière ». A ce motif principal, la Bulle In Eminenti en ajoute un autre ainsi rédigé : « et pour d’autres motifs justes et raisonnables de Nous connus ». La formulation très peu explicite de ce second motif a donné lieu a plusieurs spéculations, il semblerait aujourd’hui –sur la base de recherches faites dans les archives du Vatican- qu’il s’agisse là d’un critère civil, toute association non officiellement autorisée étant considérée, selon le droit canon de l’époque, comme subversive pour l’Etat. Il y aurait donc une double raison à cette première condamnation de la Franc-Maçonnerie par l’Eglise catholique, premièrement religieuse, secondairement civile.

Cette condamnation de la Franc-Maçonnerie fut renouvelée, avec les mêmes raisons, par le pape Bénoît XIV en 1751.
L’application de ces condamnations a varié selon les Etats et leur religion. La première Bulle fut appliquée immédiatement, bien entendu, dans les Etat de l’Eglise, mais aussi à Venise, en Sardaigne, en Pologne, en Espagne et au Portugal, tous des pays catholiques. En France, pays catholique mais toujours très soucieux de préserver les droits de l’Etat face à l’Eglise, aucune des Bulles du XVIIIe siècle ne fut appliquée, car elles ne furent pas enregistrées par le Parlement de Paris, ce qui était nécessaire et indispensable pour qu’elles puissent être exécutées, en vertu du principe qu’une loi non promulguée n’est pas contraignante, or une loi non enregistrée par le Parlement de Paris était considérée comme non promulguée.

Ce n’est qu’après la révolution française, à la suite du concordat de 1801 entre l’Empire napoléonien et l’Eglise catholique que les Bulles pontificales devinrent automatiquement applicables aux catholiques en France, sans besoin d’être enregistrées au préalable par le pouvoir civil français.

Par ailleurs, la condamnation de la Franc-Maçonnerie par l’Eglise catholique fut confirmée en 1865 par le pape Pie IX et en 1884 le pape Léon XIII étoffa l’argumentaire théologique de ses prédécesseurs, en condamnant la tolérance dont la Franc-Maçonnerie faisait preuve en admettant dans ses Loges des principes et des personnes contraires aux dogmes de la foi catholique :

« Pour eux (les Francs-Maçons), en dehors de ce que peut comprendre la raison humaine, il n’y a ni dogme religieux ni vérité […] De plus, en ouvrant leurs rangs à des adeptes qui viennent à eux des religions les plus diverses, ils deviennent plus capables d’accréditer la grande erreur des temps présents, laquelle consiste à réléguer au rang des choses indifférentes le souci de la religion et à mettre sur le pied de l’égalité toutes les formes religieuses, alors que la religion catholique est la seule véritable. »

On ne pouvait pas être plus clair.

Cela étant bien entendu valable là ou le catholicisme était la religion d’Etat, ou dominante.

En Angleterre, mettant fin aux luttes qui avaient opposé les Grandes Loges dites des Anciens et des Modernes, la Grande Loge Unie d’Angleterre venait de se constituer en 1813. Le duc de Sussex en était le Grand Maître, le prince de Galles (le futur roi Edouard VII) allait le devenir à son tour en 1875. La Franc-Maçonnerie allait ainsi devenir une institution d’Etat, au même titre que l’Eglise anglicane, dont le primat, l’archevêque de Canterbury, nommé par le roi, serait un jour aussi un frère.

Cette différence importante entre les îles britanniques et le continent européen explique l’évolution très différente de la Franc-Maçonnerie des deux côtés de la Manche, vers un anticléricalisme de plus en plus marqué, un agnosticisme et même un athéisme affiché sur le Continent, en opposition aux excommunications successives de l’Eglise catholique ; vers un conservatisme politique et religieux en Angleterre, en symbiose avec les autorités civiles et religieuses de l’« establishment », dont la Franc-Maçonnerie était devenue un des piliers les plus solides.

Après la première guerre mondiale, le nouveau code de droit canon promulgué en 1917 par le pape Bénoît XV avait un peu nuancé la position de rejet de la Franc-Maçonnerie par l’Eglise catholique, son article 2335 n’interdisant plus aux fidèles sous peine d’excommunication que l’adhésion « à une secte maçonnique ou autre se livrant à des machinations contre l’Eglise ou les pouvoirs civiles légitimes. » On pouvait en déduire, et d’aucuns l’ont fait, qu’on avait le droit d’adhérer à des Loges ne cospirant pas contre l’Eglise ou l’Etat, mais cette interprétation était –me semble-t-il– tirée par les cheveux. En réalité, meme si la formulation avait quelque peu changé, le fonds restait le même et pour l’Eglise toute « secte maçonnique » (il faut souligner l’emploi du mot préjoratif « secte » pour désigner la Franc-Maçonnerie, courant en Italie dans les milieux catholiques intégristes) restait opposée à l’Eglise et donc sujette à l’excommunication.

En Angleterre, encore en 1935, appartenaient à la Grande Loge Unie d’Angleterre les trois fils du roi : le prince de Galles, qui était Grand Maître Provincial du Surrey, le duc de York, Grand Maître Provincial du Middlesex et le duc de Kent, Premier Grand Surveillant. En étaient aussi membres le gendre du roi le comte de Harwood, Grand Maître Provincial du West Yorkshire, son oncle le duc de Connaught, Grand Maître de la Grande Loge Unie d’Angleterre, et son fils le prince Arthur, Grand Maître Provincial du Berkshire. Il y avait aussi de nombreux Franc-Maçons parmi le clergé de l’Eglise anglicane. [1]

Cette différence entre l’Angleterre et les pays du continent européen allait continuer de marquer l’évolution de la Franc-Maçonnerie des deux côtés de la Manche pendant les années suivantes et jusqu’à aujourd’hui.

Avec le Concile Vatican II il a semblé se faire une ouverture de la part de l’Eglise catholique vers ces Franc-Maçons « qui croient en Dieu », ce qui paradoxalement signifie ceux qui appartiennent à la Grande Loge Unie d’Angleterre, donc des anglicans dans leur écrasante majorité, tous les autres restant toujours sujets à l’excommunication majeure.

En 1983 le pape Jean-Paul II publiait un nouveau code de droit canon, qui ne cite plus explicitement la Franc-Maçonnerie. Il semblait donc que celle-ci tombait dès lors sous le droit commun des associations, qui prévoit d’après l’article 1374 qu’« est puni d’une juste peine celui qui adhère à une association conspirant contre l’Eglise. »

Un certain nombre de Frères éminents du Continent (appartenant pour leur grande majorité à la Grande Loge Nationale Française) en ont immédiatement déduit que l’Eglise permettait à des catholiques l’appartenance à des Loges relevant de Grandes Loges dites régulières, reconnues donc par la Grande Loge Unie d’Angleterre, dont la leur.

Mais le 26 novembre 1983 la Congrégation romaine de la doctrine de la foi (ex Saint-Office) publiait une note explicative, approuvée par le pape, disant explicitement que :

« Le jugement négatif de l’Eglise vis-à-vis de la Maçonnerie reste le même, puisque les principes de celle-ci ont toujours été jugés inconciliables avec les doctrines de l’Eglise. Les fidèles qui en font partie sont en état de péché grave et ne peuvent pas recevoir l’eucharistie. […] Les autorités ecclésiastiques locales n’ont pas compétence pour se prononcer sur la nature des associations maçonniques par un jugement qui impliquerait une dérogation à cette déclaration. »

Encore une fois, on ne pouvait pas être plus clair et la dernière phrase citée coupait l’herbe sous les pieds à ces évêques allemands qui auraient voulu reconnaître comme compatible avec l’appartenance à l’Eglise catholique la fréquentation de Loges dites régulières et demandant explicitement à leurs membres la croyance en un GADL’U conçu comme un Dieu créateur et personnel.

Afin de clarifier sa position, dans une déclaration publique datant de 1985, la Grande Loge Unie d’Angleterre a publié ce qui suit au sujet des rapports entre Franc-Maçonnerie et religion :

1) La Franc-Maçonnerie n’est pas une religion, ni le substitut d’une religion. Elle demande à ses membres la croyance pleine et sincère en l’existence d’un Etre Suprême, mais ne fournit aucune doctrine de foi qui lui soit propre.

2) La Franc-Maçonnerie est ouverte aux hommes appartenant à toutes les confessions religieuses. Pendant les réunions toute discussion de caractère théologique est interdite.

3) Il n’y a pas un dieu maçonnique : le dieu d’un Franc-Maçon est celui de la religion qu’il professe.

4) Les Franc-Maçons se réunissent dans le respect commun de l’Etre Suprême, qui reste suprême dans leurs confessions religieuses respectives.

5) La Franc-Maçonnerie n’essaie en aucune façon de fondre ensemble les religions existantes. Il n’y a donc aucun dieu maçonnique composite.

6) La Franc-Maçonnerie n’a aucun des éléments fondamentaux d’une religion, et notamment :

a) elle n’a aucune doctrine théologique et, en interdisant toute discussion religieuse pendant ses réunions, elle ne permet pas la naissance d’une doctrine théologique maçonnique.

b) elle n’offre aucun sacrement ni n’exerce aucun culte.

c) elle ne prétend pas conduire au salut par des œuvres ou des connaissances secrètes, ou par n’importe quel autre moyen. Les éléments réservés de la Franc-Maçonnerie concernent les signes de reconnaissance ainsi que les règles de l’art de la construction, transférés sur un plan symbolique, métaphorique et moral, et donc n’ayant aucun rapport avec le salut et l’eschatologie.

7) La Franc-Maçonnerie soutient la religion et ne lui est pas indifférente. Elle demande à tous ses membres de suivre chacun sa propre foi et de mettre ses devoirs envers dieu (quel que soit le nom par lequel il l’appelle) au-dessus de tous les autres. Les enseignements moraux de la Franc-Maçonnerie peuvent être acceptés par toutes les religions, elle soutient donc la religion.

Il est clair d’après ces lignes que, même si les Francs-Maçons anglais prétendent que la Franc-Maçonnerie « soutient la religion », elle ne peut pas être jugée comme compatible avec le catholicisme par l’Eglise, qui par la voix de l’Osservatore Romano du 23 février 1985 publiait le commentaire suivant :

« Il n’est pas possible pour un catholique de vivre sa relation avec Dieu en la partageant en deux modalités : l’une humanitaire, qui serait supraconfessionnelle et une, personnelle et intérieure, qui serait chrétienne. […] Le climat de secret, qui règne dans les loges, comporte en outre le risque pour les inscrits de devenir les instruments d’une stratégie qu’ils ignorent. »

Les deux arguments de la Bulle In Eminenti de 1738 sont donc toujours valables : le secret et l’hérésie, présentée sous la forme plus moderne de la supraconfessionalité, inadmissible pour une Eglise qui prétend être la seule détentrice de l’unique Vérité.

Paradoxalement, au moment même où les Francs-Maçons anglais prétendent que la Franc-Maçonnerie « soutient la religion et ne lui est pas indifférente », l’Eglise anglicane a rejoint les rangs de l’Eglise catholique et l’archevêque de Canterbury, le Dr. Rowan Williams, s’est ouvertement opposé à la Franc-Maçonnerie.

Dans deux articles publiés par le journal Independent du vendredi 15 novembre 2002, le nouvel archevêque a donné son opinion sur la Franc-Maçonnerie : il a soutenu qu’elle pourrait avoir une base satanique et il s’est dit opposé à la promotion à des postes de responsabilité dans l’Eglise anglicane de tout ecclésiastique qui serait en même temps Francs-Maçons.

Dans une interview radiophonique donnée le même jour, le Grand Secrétaire de la Grande Loge Unie d’Angleterre a fait remarquer qu’il était regrettable que le nouvel archevêque ait fait ces déclarations infondées sans avoir essayé d’en discuter au préalable avec les autorités de la Grande Loge, il a rappelé ensuite que la Franc-Maçonnerie n’est pas une société secrète, ainsi qu’il a été reconnu par un jugement de la Cour européenne des Droits de l’Homme du mois de juillet 2001, il a souligné qu’il est complètement contraire à la vérité de prétendre que la Franc-Maçonnerie pourrait avoir une base satanique et que la publication dans un journal de cette affirmation infondée pourrait causer une grande détresse à plusieurs anglicans qui sont Francs-Maçons et pour leurs familles, il a pour finir fait remarquer que l’intention de l’archevêque de vouloir discriminer les ecclésiastiques qui appartiennent en même temps à la Franc-Maçonnerie est contraire aux Droits de l’Homme et à la loi, et donc illégale.

Il est intéressant de remarquer que l’Eglise anglicane vient d’admettre récemment les femmes à la prêtrise et que son archevêque a officiellement déclaré qu’il est favorable à l’ordination de personnes se déclarant ouvertement homosexuelles, il n’y a apparamment donc plus que les Francs-Maçons qui lui posent problème.
On voit que même en Angleterre, sa patrie d’origine, la compatibilité entre la Franc-Maçonnerie spéculative et la religion chrétienne est aujourd’hui remise en cause.

Fabrizio Frigerio Ve Ordre, Grade 9
Suprême Commandeur du Sublime Conseil du Grand Chapitre Général Mixte de Belgique,
Membre honoraire du Grand Chapitre des Chevaliers Rose-Croix du Portugal,
Membre de l’Académie Internationale du Ve Ordre - UMURM.

[1] L’Eglise anglicane n’a commencé à mettre en discussion l’appartenance de son clergé à la Franc-Maçonnerie qu’en 1952, cf. Neville B. Cryer, « La Franc-Maçonnerie anglaise », in : Maçonnerie, maçonneries, éd. par Jacques Marx, Bruxelles, 1990, p. 101-123.

La M.·. Il.·. Hna.·. Olga Vallejo nueva Directora Académica del Gran Oriente Nacional Colombiano

La M.·. Il.·. Hna.·. Olga Vallejo , Vª Orden, 33°, actual Suprema Comendadora del Sublime Consejo del Rito Moderno para El Ecuador y Presidenta de la Unión Masónica Universal del Rito Moderno, ha sido nombrada Directora Académica del Centro de Estudios Históricos y Masónicos del Gran Oriente Nacional Colombiano.

Estamos plenamente convencidos de que ejercerá de manera justa y perfecta esta alta responsabilidad que conlleva dicho cargo, atendiendo a su amplia experiencia y dilatada labor masónica desde su bagaje en cargos directivos y labores de proyección pedagógica, académicas y de gestión, realizadas de forma brillante y ejemplar.

Con este nombramiento la Francmasonería colombiana y sudamericana refuerza su presencia institucional a nivel académico internacional donde la I.·. P.·. Hna.·. Olga Vallejo es un referente en el panorama masónico y eslabón de enlace con las masonerías de diversos orientes.


 

La Caverne


L’Alliance des Souverains Chapitres de Rite Français, regroupant 6
Chapitres porteur de cette Tradition, vient compléter le cheminement de
ses membres après leur cursus au sein de l’Alliance des Loges
Souveraines.

Avec la présence du Sublime Conseil du 5ème Ordre, Provence Fidélité
c’est la totalité des 9 grades du Rite qui sont mis en oeuvre dans ses
différentes structures.
Notre Alliance veut être un organe fédérateur et facilitateurd’échanges et 
de relations entre ses membres ; elle est également, à travers son Chapitre 
itinérant l’Arche d’Alliance, un développeur de la pratique des Ordres du
Rite Français de Tradition.
C’est tout naturellement qu’elle a désiré élargir ses échanges en se
tournant vers l’Union Maçonnique Universelle du Rite Moderne, dans une
correspondance d’objectifs et avec une volonté de fortifier ses relations
fraternelles.

Nous vous proposons la planche d’une de nos soeurs, présentée au 1er
Ordre dans son Chapitre, sur un des thèmes premiers, dont l’importance
n’aura échappé à personne.

Jean-Pierre Duhal 
Président de l’ASCRF 
Membre de l’Académie Internationale du Ve Ordre 
de l’Union Maçonnique Universelle du Rite Moderne 


LA CAVERNE 

Impossible de parler de la caverne, sans faire un détour par quelques unes
célèbres parmi d’autres, car elle figure dans les mythes d'origine, de
renaissance et d'initiation de nombreux peuples.
*A tout seigneur tout honneur, la grotte de la nativité. Citée dans certains
écrits bibliques, elle se situe dans les collines
de Bethléem où Jésus serait né, d’après un témoignage de Saint Justin le
Martyr, apologète et philosophe au 1er siècle. Jésus, par sa naissance apporte à
toute l’humanité le processus de sa régénération, la conduisant à son salut.
« Je suis le chemin, la vérité et la vie, nul ne va au père que par moi ».
(Evangile selon Saint Jean, XIV-6 ). D’où le symbolisme fort de la caverne,
dans laquelle commence toute initiation.

*La caverne des 7 dormants d’Ephèse, persécutés en tant que chrétiens
par l’empereur romain Dèce qui les fait emmurer vers l’an 250 alors qu’ils
étaient endormis de façon mystérieuse, et qui se sont réveillés vers l’an 418
au hasard de la découverte de la grotte par un maçon, sous le règne de 
l’empereur Théodose II, qui voit là une preuve de la possible résurrection
des morts.

*La caverne de Hîra au nord ouest de la Mecque, où selon la tradition
musulmane, Mahomet aurait reçu les premières révélations de Dieu. Elle
symbolise alors un lieu de rencontre avec le Divin, le sacré, le surnaturel.

*La caverne d’Ali Baba qui symbolise alors un lieu secret rempli de
richesses.

* La caverne de Trophonios en Béotie Trophonios et son frère Agamède
étaient d'habiles architectes, qui construisirent le temple d'Apollon à
Delphes. Ils construisirent aussi un bâtiment pour Hyrieus, roi d’Hyria en
Béotie, afin renfermer son trésor.
Mais les 2 frères se réservèrent un moyen secret d'y entrer et périrent tous
les deux, en voulant dérober les richesses d'Hyrieus. Cette caverne fut le
siège d'un oracle fameux que l'on consultait au milieu d'un appareil
effrayant. Ceux qui avaient consulté l'oracle de Trophonios en
remportaient un fond de tristesse que rien ne pouvait vaincre, et qu'ils
conservaient le reste de leur vie.

* Incontournable, la caverne de Platon. Pour lui, elle est l’image de notre
monde, un lieu d’ignorance, de souffrance et de punition, où les âmes
humaines sont enfermées et enchaînées par les dieux. La lumière indirecte
qui éclaire ses parois, indique la route que l’âme doit suivre pour trouver
le chemin de la sagesse et de la justice. Toujours pour Platon, la caverne,
cavité sombre aux limites invisibles, est un symbole de l’inconscient et de
ses dangers souvent inattendus. Car le passé inscrit au fond de chaque
être, ne disparaît pas. Même reniées, les réalités du passé continuent de
tourmenter l’être qui se réfugie au fond de la caverne, c'est- à-dire
l’inconscient. L’âme doit sortir de la caverne pour contempler le vrai
monde des réalités.

*Dans la mythologie grecque, la quête d’Orphée à la recherche
d’Eurydice, et sa descente aux enfers, s’apparente aux épreuves
initiatiques maçonniques liées aux 4 éléments. Il pénètre dans une caverne
au nord de Thrace, c’est l’épreuve de la terre, puis chemine dans une
galerie pleine de courants d’air, c’est l’épreuve de l’air, il arrive au bord du
Styx qu’il devra traverser, et c’est l’épreuve de l’eau, et enfin, il doit
amadouer Cerbère pour arriver jusqu’à Hadès dieu des enfers et
Perséphone son épouse, et c’est l’épreuve du feu.
Notons la présence du chien Cerbère, en analogie avec celui de
l’inconnu. Quelque soit la légende dans laquelle elle est citée, la caverne se
situe dans les entrailles de la terre, la « matéria prima », symbole universel
de la matrice maternelle.
C’est là où se trouve la « pierre cachée » des alchimistes, le fameux
V.I.T.R.I.O.L. Au grade d’élu secret, en franc maçonnerie, que représente
cette caverne? L’entrée des enfers, l’inconscient, ou le seuil de l’initiation,
comme l’a été le cabinet de réflexions lors de notre entrée dans l’Ordre? Pourquoi
et pour quelle raison suis-je dans cette caverne ?
La raison première est la suite de la mort d’Hiram, et de la recherche
d’Abibala, assassin présumé d’Hiram ! Un tirage au sort m’a désigné, moi
Joaben, pour me trouver à la tète de huit frères pour partir à la recherche
des trois scélérats, instigateurs du crime, trois compagnons dont le chef a
pour nom Abibala, qui se traduit par meurtrier du père, et qui est leur
ainé. Après concertation avec le Roi Salomon, les neuf Elus dont je fais
partie, après avoir prêté serment de venger la mort d’Hiram, et après une
longue marche en pays inconnu, nous rendons prés de Jappa, dans une
carrière au bord de mer, dénommée Ben-Acarr.
Deux hommes, pris de peur en voyant notre groupe, se jettent dans une
fondrière ou ils meurent ! Ce sont 2 des 3 Compagnons assassins
d’Hiram. Un chien rode, c’est celui de l’inconnu qui a révélé à Salomon la
cachette des assassins.
Il n’est pas là par hasard.
« Ce qui est hasard à l’égard des hommes, est dessein à l’égard de Dieu ».
Bossuet. « Hasard est le nom que Dieu prend quand il ne veut pas qu’on le
reconnaisse ». Albert Einstein
Le chien est le symbole de l’intuition, et rappelle que le moindre indice
sert souvent à déceler le coupable. Il peut représenter la volonté divine
que « le crime ne reste pas impuni », en me guidant vers la cachette
d’Abibala, sans pour autant représenter une vengeance aveugle et
personnelle.
Dans son rôle de gardien inflexible, le chien peut représenter la
conscience d’Abibala, meurtrier d’Hiram, horrifié par son crime, ne
voyant son salut que dans la mort, et faisant de lui l’outil de son
châtiment. Le chien de l’inconnu, c’est la force qui me pousse, moi,
Joaben vers la caverne, qu’elle vienne de l’au-delà ou de la conscience
d’Abibala, cette force qui me permettra de retrouver l’assassin. Ce chien,
donc, me conduit à l’entrée d’une caverne, et malgré l’étroitesse, la pente
rude, et un escalier de neuf marches taillé dans le roc, je parviens à me
glisser à l’intérieur. Une lampe s’y trouve et éclaire les lieux. Sa présence
est très importante, impossible de parler de la caverne sans parler de la
lampe. Un troisième homme s’est réfugié dans la caverne, c’est «Abibala».
Lorsqu’il me voit apparaître, moi, le bon maçon, il prend conscience de
l’horreur de son crime, et ne peut étouffer le sentiment de culpabilité, pris
de panique, il se tue par un coup de poignard dans le coeur! La caverne a
permis aux Maîtres Elus de ne pas accomplir de vengeance, car les
assassins se sont fait justice par eux-mêmes, un peu par peur, un peu par
désespoir.
La caverne représente l’inconscient, elle symbolise l’exploration du moi
intérieur, primitif, refoulé dans les profondeurs de l’inconscient. Entrer
dans la caverne, c’est faire retour à l’origine, et de là, tenter l’ascension.
Nous avons déjà étudié un symbolisme voisin lors de l’étude du cabinet de
réflexion au grade d’apprenti. La caverne est le lieu de passage de ceux qui
cherchent la vérité.
L’escalier de 9 marches qui mène à la caverne, rentre dans la terre, il
figure donc la progression vers le savoir occulte et la connaissance des
profondeurs de l’inconscient. S’il s’élevait vers le ciel, il s’agirait de la
connaissance du monde apparent.
Ainsi, tant la caverne que l’escalier, visent la connaissance de
l’inconscient, afin de permettre la naissance d’un homme nouveau. En
pénétrant à l’intérieur de la caverne l’élu accède au monde souterrain,
ténébreux de sa conscience.
La caverne, lieu mythique de l'humanité est marqué du sceau de
l’ambivalence; à la fois un lieu de refuge mais aussi d'effroi. Le symbole de
cette caverne, démontre bien que les idées sombres, néfastes,
dérangeantes, contraires aux règles et aux principes pris lors des divers
engagements maçonniques, ne peuvent apporter que tristesse, désolation,
et mort du Maçon qui faillit à ses engagements.
Mais revenons à la Lampe, elle ne fait pas qu’éclairer Abibala, elle
m’éclaire aussi, et par le biais de cette lampe, je suis le reflet de son image
déchue, c’est bien là que doit porter notre réflexion.
Moi, Joaben, mandaté par Salomon pour « venger » le crime, je ne suis pas
l’instigateur d’une vengeance qui n’aurait aucun sens ici, mais bien pour
expliquer que le coupable doit, par une introspection personnelle, un
retournement intérieur, prendre conscience de sa conduite.
La Lampe est un message donné par le G. A. D. L.U qui, loin de nous
demander une vengeance aveugle, laisse le libre arbitre à chacun d’entre
nous pour rétablir un juste équilibre, un juste retournement, mais ou
l’Elu Secret ne se salit pas les mains, et si d’aventure cela était, la source
est un symbole fort de purification !!
Il me faudra alors sortir de cette caverne, pour avoir accès à une source
d’eau fraiche qui me permettra de me rafraichir et faire mes ablutions,
c'est-à-dire, symboliquement, redevenir originel et retrouver une pureté
perdue !
Cela prouve s’il en était besoin, que chaque membre d’une société doit
être intègre, sans volonté de possession malsaine ou autoritaire, et l’image
que nous donnent les trois mauvais compagnons est un symbole fort vis-àvis
d’un Elu Secret.
Nous ne sommes plus ici au mythe de la caverne de Platon. En effet, dans
la définition de Platon, les esclaves voient leurs projections sur le mur de
la caverne, mais ignorent comment est
l’extérieur de la caverne. Ici, c’est exactement le contraire, et Abibala, qui
vient de tuer Hiram pour lui extorquer ses secrets, retourne à la caverne
comme pour expier ses méfaits indignes d’être vus au grand jour, mais
impossibles à cacher à sa conscience, à la Lampe !

Il ne peut que se donner la mort, puisque non respectueux des serments
pris, la venue et la vue de Joaben ne peuvent que réveiller un sentiment
d’horreur vis-à-vis de lui-même ! Coupé de ses Frères, sa conscience lui
dicte alors ce geste funeste. Cette allégorie marque nos esprits, et une
analyse sincère démontrera que nous pouvons faillir parfois, et que cette
lampe qui nous éclaire, qui veille et révèle parfois nos mauvais penchants,
doit être constante et rester éclairée à l’intérieur de chacun de nous.
Mais cette image est celle de tout Maçon qui, tout au long de sa vie et dans
tous lieux, doit être respectueux des règles et devoirs qu’il a juré de
respecter ! Dès lors où les règles sont respectées, il n’y a pas lieu de
vaincre Abibala, puisque, dans un monde de pureté et d’intégrité, Abibala
ne saurait exister.
Mais, si Abibala existe, le crime ne peut être impuni, la conscience est un
juge inflexible, et sans un pouvoir légitime, la vengeance est criminelle,
nous dit notre rituel !!!
En effet, la vengeance réclamée à l’origine, n’est somme toute que celle
définie par le Roi Salomon, belle allégorie et totale similitude avec les
engagements pris sur la chaire du Très Sage, qui laisse entrevoir que, si le
crime est répréhensible, il peut, par une introspection sincère, désaliéner
un vrai repenti !
Dans l’évolution de notre propre construction, notre esprit s’emprisonne
d’abord au « Centre de la Terre », là où la « lampe de la raison » éclaire la «
Vérité ». Avec ce flambeau que nous portons maintenant en nous, nous
pourrons entrevoir ce qui n’est pas visible, en regardant au-dedans de
nous, rappelant ainsi, tout comme la Loge qui n’est éclairée par aucune
fenêtre, que l’unité n’est visible que du dedans.
Nous pouvons en déduire que tout au long de notre parcours initiatique,
qui commence à notre re-naissance par notre entrée dans un monde
nouveau, nous serons guidés, éclairés, sur le chemin qui doit nous
conduire vers l’intérieur de ce monde, vers notre centre sacré. Ce chemin
est un chemin de lumière qui va vers l’intérieur, car c’est au plus profond
de notre être, que l’on découvre cette flamme qui brille, cette flamme qui
nous a été transmise à travers la « chaîne des frères et des soeurs».
Suivre ce chemin, c’est aller à la recherche de nous-mêmes, dans notre
rapport avec nos semblables et avec l’Univers, à la recherche d’un idéal. La
lampe, c’est ce qui nous permet de nous rencontrer avec nous même.
Et si cette Lampe est le G.A.D.L.U, je suis persuadé qu’elle brille en nous
depuis bien longtemps, bien avant notre initiation, depuis notre premier
jour, depuis le premier jour du premier homme. A nous d’entretenir sa
flamme.

Mars 2020
Monique DURET M.·.E.·.S.·. 
Souverain Chapitre Sirius - ASCRF
Vallée de Marseille

Le Pont

«La vie est un pont, traverse le, mais n’y fixe pas ta demeure»
(Sainte Catherine de Sienne)

«Il y a des hommes n'ayant pour mission parmi les autres que de servir d'intermédiaires ; on les franchit comme des ponts, et l'on va plus loin» 
(Gustave Flaubert) 

«Le pont entre la matière et l'esprit : le Verbe»
(Gitta Mallaz)

«Mon Dieu, qu’il y en a des croix sur cette terre, croix de bois, croix de fer, humbles croix familières, de silencieuses croix qui veillent sur le monde …»*, mes SS.·. et mes FF.·. il en va de même des ponts. Certains réunissent, d’autres divisent, il en est des fragiles ou des triomphaux ; des improvisés et des ornementaux ; des archaïques, des pittoresques, des fous ou bien encore mêlant génie et dénuement… Mais pourquoi cette analogie entre le pont et la croix me direz- vous ? Tout simplement parce que dans la croix, se trouve le passage de la terre au ciel, de la même façon que nous le consent le pont entre deux berges.

Le pont est un poème épique, une œuvre individuelle, anonyme et collective, au service de tous et de soi. Le rituel du IIIème Ordre nous parle peu de ce pont. En le synthétisant, voilà ce qu’il nous raconte :

- 1) Nous assistons à la destruction du Temple.

- 2) La libération de Zorobabel intervient.

- 3) La construction, le passage et la bataille du pont.

- 4) Rassemblons ce qui est épars.

- 5) Enfin construisons le temple.

Si nous analysons cette progression, ce cheminement, que voyons nous. La mort, la liberté la renaissance, tout cela sur fond de « luttes intestines » … C’est en fait, ni plus ni moins que notre quête depuis le jour de notre initiation. Pour naître, il faut mourir et pour mourir, il faut d’abord s’éveiller. Cette maxime entêtante, peut paraître saugrenue, elle est pourtant le précis de notre quête.La vie est un perpétuel recommencement. Quand on pense la boucle bouclée, la chose jointée, le pont passé, il faut partir à nouveau, cheminer sans cesse car la spirale est sans fin, pareille à notre faim d’instruction et de transmission.

Le pont est ce lien entre matériel et spirituel. Nous sommes à l’image du Pontife, à la fois pont et constructeur de ce pont. Dans toutes les mythologies, il est présent et c’est certainement dans l’ancienne Iran que sont image était la plus belle. Après sa mort, le défunt devait emprunter un pont qui était d’autant plus large qu’il avait été vertueux… Celui-ci pouvait donc être réduit à un « fil de rasoir » ; Comment cheminer sur un tel pont ? Cette remarque me remémore un jeu, vieux comme le monde, auquel s’adonnaient les « Pharaons Noirs d’Egypte » et que nous connaissons tous : le jeu de l’oie. Il est en ce jeu, une case dite « le pont de l’épée » qui représente une gorge étroite, au fond de laquelle un torrent se fraye avec fureur, un passage entre les rochers et celui-ci est surplombé d’une épée. Un pont qui ne permet ni d’avancer, sans aucun garde-fou le vertige nous presse, la souffrance de la blessure et la mutilation sont évidentes ; ni de reculer, puisque les parois sont abruptes. Le joueur, ne joue plus. Il est là terrassé par le fil de l’épée, vaincu par le vide, battu par le torrent… Il ne peut plus rien faire si ce n’est s’abandonner à Dieu, taire ses passions, devenir humble, originel ; négliger ses envies, omettre ses défenses… Etre Lui et seulement Lui. Face à la dérision de sa propre mort, le seul choix est de l’accepter et c’est là, qu’apparemment vaincu, totalement abandonné à son sort, dépouillé de ses miasmes et de ses certitudes, en proie au doute, qu’il place inconsciemment son destin entre les mains du Maître de la Voie. C’est là son seul tribut, mais quel don de soi, quelle abnégation, quel symbole ? C’est à ce moment là et seulement à cet instant précis, que le jeu peu reprendre ; Regardez le mes SS.·. et mes FF.·., il passe le pont, sans souci du tranchant de la lame, sans attirance aucune pour le vide, sans peur du tumulte des flots ; le Nouvel Homme est déjà sur la rive opposée, il s’est débarrassé de ses breloques et voit celles-ci, sur l’autre rive, gisant aux pieds de sa « vieille dépouille ». C’est la quête de Lancelot du Lac, qui ne voit ses blessures, ne sent pas la douleur, n’entend le fracas de l’eau et ne regarde que la tour et la Reine en son sommet. Nous sommes tous ce joueur que le hasard a placé là, sur cette case du « pont de l’épée », le jour de notre initiation, avec pour seule mission de le passer, de savoir vaincre nos passions, soumettre nos volontés, redevenir pareil à l’origine, au moment du Souffle Divin, beaux et libres, enfants de la lumière, bâtisseurs de Temples en nos cœurs.

Ainsi chacun est Principe, celui là même dont il révèle la Gloire, il est le G.·.A.·.D.·.L'U.·.. C’est quand la lumière éclaire l’image, presque un mirage, à peine une ombre, qu’Il se dévoile, peu à peu à nous et en nous, que l’énigme se fait Verbe et Vérité, qu’éclate alors la transfiguration du Tout dans l’Unité.

* Edith Piaf.

Marc-Antoine Bonnet, Vème Ordre, Gr.·. 9
Suprême Commandeur du Grand Chapitre Général d'Andorre

Columnas de un Templo Masónico

La columna es el principio de sustentación de cualquier edificio o construcción, ya que sobre las columnas las grandes obras son construidas o sostenidas. Derivada del latín columen, que significa "sostén" o “soporte”, elemento arquitectónico vertical que posee principalmente funciones estructurales pero también decorativas. Su sección es circular, cuando es cuadrangular suele denominarse pilar, o pilastra si está adosada a un muro. Nos dice la Enciclopedia de la Francmasonería que una columna “es un pilar redondo que se usa para sostener así como para adornar un edificio, cuya construcción varía en las diferentes órdenes de arquitectura. En la Masonería las columnas tienen una significación simbólica de sostén de la Logia y se conocen como Columnas de la Sabiduría, la Fuerza y la Belleza. El entendimiento de columna, en su forma concreta, es el de una viga cilíndrica vertical hueca que sostiene simbólicamente el templo. Entre los hebreos las columnas, o pilares, se usaban metafóricamente para significar los príncipes o nobles, como si fuesen las columnas del estado. Los elementos que componen a una columna clásica son tres: basa, fuste y capitel. La "basa”, se asemeja a la cepa del árbol, el “fuste” al tronco o corteza y el “capitel” al nacimiento de sus ramas más gruesas. Sus formas y ornamentos varían según la órden arquitectónica: barroca, rococó y neoclásica.

HISTORIA 

En el año 2600 a. C., en la arquitectura del antiguo Egipto, el arquitecto Imhotep hizo uso de columnas de piedra. Desde entonces todas las grandes civilizaciones las incorporaron a sus construcciones. Inspirado en la naturaleza y sus formas, se basó en los haces de caña que se utilizaban para sostener las viviendas primitivas, propios de las arquitecturas de piedra. Con el tiempo variaron sus fustes y capiteles, dándoles diversas formas estilizadas de flores como lotiformes, palmiforme o campaniforme. Entre las más elaboradas están las de los persas, con sus enormes columnas construidas en Persépolis, cuyos capiteles estaban decorados con bustos de toros. Los egipcios, persas y otras civilizaciones antiguas utilizaron las columnas de forma práctica para sostener los tejados de sus edificios, decorados exteriormente con relieves o pinturas. Los griegos y romanos las usaron tanto en el interior como en el exterior de los edificios. La Revolución Industrial impulsó la construcción de edificaciones con pilares de acero y hormigón armado, posibilitando realizar cerramientos exteriores sin funciones estructurales. En la arquitectura moderna, el funcionalismo o la arquitectura sustentable son algunos modos de concebir el diseño arquitectónico de las columnas. En razón de su pertenencia a alguno de los órdenes arquitectónicos clásicos, la columnas pueden ser:

· Columna dórica

· Columna jónica

· Columna corintia

· Columna toscana

· Columna compuesta

· Columna salomónica, que agregamos para tratarla a continuación.

La columna salomónica, torsa o entorchada es una columna con fuste de forma helicoidal, que se utilizó fundamentalmente en Europa y en América en la arquitectura barroca. Recibe su nombre porque se creía que así eran las columnas del Templo de Salomón, destruido en el año 586 A.C., de acuerdo a la descripción que se hace en la Biblia de las sus dos columnas principales. Estas flanqueaban el vestíbulo y se llamaban Boaz y Jachin, simbolizando respectivamente la fuerza y la estabilidad. Poseían un fuste retorcido, comúnmente de seis vueltas produciendo un efecto de movimiento. Este tipo de fuste puede haber evolucionado del estilo de la Columna de Trajano de la Roma antigua, erigida como homenaje al Emperador del mismo nombre, la cual una decoración con una banda única continua, en forma de espiral. La introducción de la columna salomónica en el barroco, expresa la condición de arte en movimiento. En muchas ocasiones se encuentra el fuste cubierto con decoración vegetal a base de hojas de parra. Los capiteles pueden ser diversos y es muy habitual que aparezcan retablos u otros adornos.

La Biblia nos cuenta, en el Libro de Reyes, que cuando los hebreos volvieron a la tierra prometida, el rey David comenzó a construir el Templo de Jerusalén, el Templum Domini (Templo del Señor). Tras la muerte del rey David su hijo, el rey Salomón, prosiguió la construcción del Templo en el Monte Moriah. “ Salomón comenzó la construcción del templo del Señor en el cuarto año de su reinado en Israel, en el mes de Ziv, que es el segundo mes del año, cuando hacía ya cuatrocientos ochenta años que los israelitas habían salido de Egipto. Tenía veintisiete metros de largo, nueve de ancho y trece y medio de alto. 3 El vestíbulo que había en la parte delantera del templo medía nueve metros de largo, igual que la anchura del templo, y cuatro metros y medio de ancho en la parte frontal del edificio. 4 Salomón le hizo al templo ventanas con rejas. 5 También construyó un anexo junto a los muros que rodeaban el templo, tanto alrededor de la sala central como del cuarto posterior y construyó celdas a su alrededor. 6 La planta baja del anexo medía dos metros y veinticinco centímetros de ancho; la planta intermedia, dos metros con setenta centímetros; y la planta alta, tres metros con quince centímetros; pues por fuera había reducido las medidas para no empotrar las vigas en los muros del templo. 7 En la construcción de éste se emplearon piedras totalmente labradas, así que al edificarlo no se escucharon martillos ni piquetas ni ningún otro instrumento de hierro. 8 La puerta de la celda de la planta baja estaba al lado derecho del templo; y para subir a los pisos intermedio y tercero había una escalera de caracol.”

El rey Hiram I de Tiro, contrató a un experto, éste “4 era hijo de una viuda de la tribu de Neftalí y de un nativo de Tiro experto en trabajar el bronce llamado Hiram Habif. Éste era muy hábil e inteligente, y conocía la técnica para realizar cualquier trabajo en bronce, así que se presentó ante Salomón y realizó todos sus trabajos. 15 Fundió dos columnas de bronce, que medían ocho metros de alto y cinco metros y medio de circunferencia. 16 Hizo también dos capiteles de bronce para colocarlos en la parte superior de las columnas. La altura de cada capitel era de dos metros y veinticinco centímetros. 17 Además hizo dos rejillas, trenzadas en forma de cadenas, para los capiteles que había en la parte superior de las columnas: una rejilla para cada capitel. 18 Hizo también dos hileras de granadas alrededor de cada rejilla, para cubrir los capiteles de las columnas. Así hizo con ambos capiteles. No eran macizos sino huecos, el grueso de sus paredes era de cuatro dedos. 19 Los capiteles que había sobre las columnas del vestíbulo medían casi dos metros y tenían forma de lirio. 20 Alrededor y en lo alto de cada capitel, en su parte más ancha, en forma de globo y junto a la rejilla, había doscientas granadas en dos hileras. 21 Hiram puso estas columnas en el vestíbulo del templo. Erigió primero la columna de la derecha y le dio el nombre de Jaquín, y luego la columna de la izquierda y le dio el nombre Boaz. 22 La parte superior de las columnas tenía forma de lirio. Así quedó terminado el trabajo de las columnas.”

LAS COLUMNAS Y EL TEMPLO MASÓNICO

James Churchward en su obra “El Continente Perdido de Mu”, refiere que “desde los tiempos más antiguos, dos pilares o columnas eran colocados en los atrios o entradas de los templos”... Niven, en su libro “Ciudades Perdidas Mexicanas”, muestra la entrada a un templo que aparece con dos pilares, uno a cada lado, cada uno señalado con un signo numérico. También sobre el centro del arco que los une, en lo que podría ser la piedra clave, se encontraba la letra hierática “H” según el alfabeto de Mu. Alrededor de ésta, el símbolo alfabético de cada una de las cuatro fuerzas sagradas, las cuatro grandes fuerzas primarias elementales: Tierra, Agua, Aire y Fuego.

Las columnas de los templos masónicos evocan las construidas en el Templo de Salomón, su tamaño es proporcional al espacio, y en algunos existe un lugar hueco dentro de ellas, el cual en ciertas épocas fue usado como repositorio de rollos constitucionales y de diversos documentos. Con respecto a las granadas, “que también se pueden ver en algunos templos, simbolizan abundancia y fertilidad. Esta fruta tenía asociaciones místicas en la antigüedad. Para la masonería denota esa abundancia que es el fruto de una utilización sabia de los dones que recibimos y que deben contribuir al progreso de la humanidad. Para la época era costumbre determinar los puntos cardinales basándose en el punto del sol naciente y el sur estaba hacia la derecha y el norte hacia la izquierda. Por lo tanto sur y derecha eran sinónimos, al igual que norte e izquierda. Josefo dice que: “Una de las columnas la colocó a la entrada del pórtico a la izquierda y la llamó Boaz”.

En el templo están ubicadas las dos columnas a la entrada, en el occidente y a cada lado se ubican, junto a ellos los dos vigilantes. En "Edimburgo" las palabras “B” y “J” se empezaron a usar en el Grado de Aprendiz y Compañero, como nos dice el Querido Maestro Joaquim Villalta, apoyado en las luces dadas por el Q:.H:. Patrick Négrier. Estas se asocian a los dos primeros grados cuando se conocen ambos nombres, dejando para el grado de Maestro la letra G. Según los diferentes ritos estas columnas se colocan de manera distintas: en el rito francés y egipcio, Jakin está a la derecha, al noreste, mostrándonos la ubicación del horizonte donde el sol sale el día más largo del año, el solsticio de verano. Boaz está a la izquierda desde donde sale el sol en el solsticio de invierno, considerado el día más corto del año. Estas fechas se dieron en situaciones diferentes y no guardan relación entre sí. En el rito escocés es al contrario, pero para aclarar cualquier duda podemos volver al “texto fundador de Edinmburgo, de 1696”, el cual responde con claridad a la pregunta: ¿Existen algunas luces en tu Logia? R:. Sí, existen tres: la del noreste, la del sur y la del este. También pasajes al oeste, lugar del horizonte donde el sol se levanta en cada uno de los dos equinoccios. En Edimburgo de 1696 se refieren a la puerta y a las dos columnas a "Noreste, Sudoeste, y Pasaje del Este". Con relación a la polémica de los ritos Antiguos y Modernos, si nos remontamos a 1737, podemos ver en el ritual descrito en “La Recepción de un Franc Masón”, donde “B” y “J” se le comunicaban al Aprendiz. En “La Orden de Los Franc Masones Traicionados”, en 1745, Gabriel-Louis PERAU, afirma que esto continúa. Lo que es realmente relevante es que “J” debe estar en el noreste/ noroeste y “B” (ubicando aquí a los que reciben a Jakim) en el sureste/suroeste de “B”. Cada Logia es libre de decidir, según su rito, la ubicación de los que reciben a Boaz o a Jakim. La materia de ambas columnas fue el “bronce”, aleación de cobre y estaño, que en los tiempos antiguos se usaba para los instrumentos del culto. La importancia del bronce en la Prehistoria representaba algo potente e imperecedero, apropiado para lo divino.

DEL NOMBRE 

Estas columnas debieron usarse en sacramentos sagrados. Existen varias teorías en relación al nombre de ellas y sólo a modo de ilustración les presento algunas.

Para los hebreos parece ser que era costumbre del pueblo darle nombres a objetos sagrados. En el libro de Éxodo se relata: “Y Moisés edificó un altar y llamó su nombre Jehovanisi”, que en hebreo antiguo significa “las vestiduras sagradas de Dios“. En ese órden de ideas, el nombre Jaquín está formado por las sílaba “Jah” forma corta de decir Jehová o Yahvé y “aichin” que quiere decir “establece”, por lo que el significado de Jaquín sería “Establece” o “Será establecido”, dándonos la idea de firmeza. A su vez, Boaz está formado por la sílaba “Bo” que significa “en El” y “Az”, “fortaleza“, o sea “en Él está la fuerza“.

Hay otra teoría, que dice que cada una de estas palabras es la primera de una inscripción que entera decía: “Que el Señor establezca (Jaquín) el trono de David y su reino para siempre y entonces en la fortaleza (Boaz) del Señor se regocijará el rey”. Aunque lógica e interesante y que tal vez haya sido el espíritu de las palabras, no es la impresión que dan los textos bíblicos, que simplemente citan los nombres de las columnas como si hubieran sido nombres personales. Esto origina otra teoría que sugiere que realmente eran nombres de personas. Por una parte Jaquín era el nombre del asistente del Sumo Sacerdote que oficiaba en la dedicación del templo y se asocia con Salomón y por otra parte Boaz era el nombre del bisabuelo del rey David y obviamente se asocia con David. Desde el punto de vista esotérico, podríamos pensar que Hiram haya tenido motivos para elegir estas palabras, como para tratar de representar, desde la semiología, la fortaleza, la firmeza y protección.

Igualmente en algunos textos de Maestros masones norteamericanos, existe una alusión al hecho de la vinculación entre los últimos caballeros templarios refugiados en Escocia y la constitución de la primera logia masónica moderna de Londres en 1717. Contemplan la posibilidad de que, por ese motivo, los templos masónicos modernos sigan la tradición templaria de erigir las columnas en sus templos con las letras “J” y “B”, como es el caso -entre otros- de la famosa capilla de Rosslyn en Escocia. Se estaría honrando al último maestre templario y el más famoso, Jacques De Molay, considerado mártir y caballero sagrado (en hebreo Kadosch) por templarios y masones. Las iniciales del nombre en latín de Jacques de Molay: Jacobus Burgundius Molay son J, B y M.

Lo cierto es que las Columnas en el templo no tienen un valor estructural ya que no sostienen nada en la mayoría de los casos, entonces es enteramente simbólico, como portal bien delimitado que permiten la entrada a una cámara interior, donde realizamos trabajos ajenos a los profanos. Desde allí, como en las coronaciones de antaño, nos iniciamos, ingresamos a un crecimiento masónico que indica que estamos preparados para un renacimiento desde el espíritu y que pasaremos entre columnas a un nuevo nivel de conciencia apoyados en ellas; la de la fuerza y la del control, portales simbólicos, una conexión entre el cielo y la tierra. Podríamos decir que en ellas está la lección, en las columnas mismas, en lo que representan silenciosamente para cada iniciado. Nos recuerdan la necesidad de crecer desde un firme cimiento y a través de la fuerza para emerger victoriosamente en todas las luchas de la vida. Senda para que los hombres durante su existencia terrenal, viajen un poco más allá, un tanto más alto hacia la cámara secreta de su existencia, como voz del silencio, como la luz que ilumina el camino hacia la sabiduría. Reproducimos aquí lo escrito por Jules Boucher en “La Simbólica de los Números”: “Dos pilares colocados lado a lado forman una Puerta llamada `Puerta de la Vida', `Puerta de los Cielos' o `Portal de la Eternidad'. Los dos Pilares son dispuestos comúnmente en ambos lados de la puerta de entrada a los lugares sagrados. También el modelo binario formado por los `dos Pilares' es frecuentemente un símbolo correlativo de la `Puerta'. La imagen de los dos pilares se inserta en un ámbito de carácter general que comporta a los Gemelos, el Doble León, los dos Horizontes, las dos Montañas del Mundo, las palabras bisílabas, las letras dobles. Al respecto, C. G. Jung dice: <Toda imagen doble... refuerza al multiplicar el valor simbólico de la imagen, o desdoblándola muestra las divisiones internas que la debilitan>”.

DEL SIGNIFICADO

Haciendo un breve recorrido por lo que han representado en varias miradas y épocas podríamos decir que las columnas son los elementos más importantes del pensamiento masónico del hombre, desde la antigüedad y las mitologías primitivas. Para quien se inicia es un nacer a un tiempo y un espacio sagrado de donde se sale de las tinieblas para recibir la Luz. Se nos enseña a colocarnos entre las dos columnas de la entrada, en el lugar central o medio donde se produce el equilibrio o armonización de toda dualidad a través del eje vertical invisible. En ese punto, entre columnas, y estando al orden, todo masón se mantiene en una actitud receptiva y es así como recibe la instrucción del grado nos es comunicada, al igual que los signos, palabras y toques que la Masonería atesora para nosotros; pero también es ahí, entre columnas, donde tomamos las decisiones definitivas para nuestro proceso iniciático, cuyo compromiso ratificaremos en el Altar de los juramentos. El masón en su camino iniciático viaja por el filo o justo medio, armonizando y conciliando los contrarios en su recorrido desde las tinieblas hacia la luz, en un proceso de retorno al verdadero origen que es supra humano y supra cósmico.

También la columna es “soporte” que representa el eje de la construcción y liga entre sí a sus diferentes niveles. En el capítulo segundo de la obra Hermetismo y Masonería, del manuscrito masónico Cooke, 1400, que se encuentra en la Biblioteca Británica, se plantea que toda la sabiduría anterior al diluvio de Noé fue recogida en dos grandes columnas. Más tarde, una de ellas fue descubierta por Pitágoras y la otra por Hermes el Filósofo, los cuales transmitieron las enseñanzas que ellas contenían a los hombres. Se configuran en los dos grandes afluentes sapienciales que nutrirán la Orden: el hermetismo que asegurará la protección del Dios a través de la Filosofía, es decir del Conocimiento, y el pitagorismo que dará los elementos aritméticos y geométricos necesarios que reclama el simbolismo constructivo. En otro orden, estas dos columnas del Templo Masónico simbolizan también la dualidad presente en la creación, la multiplicidad en que se manifiesta la Unidad al reflejarse a sí misma. La misma dualidad que representan los principios activo y pasivo en el Azufre y el Mercurio; el yang y el yin, las fuerzas expansiva y contractiva que rigen todo movimiento binario. Al igual que lo hacen el día y la noche, el Sol y la Luna y también, la Luz y las Tinieblas. Lo masculino y lo femenino que diferencian todo lo creado y definen sus características y en definitiva todos y cada uno de los pares de opuestos que uno pudiera nombrar.

La Cábala nos muestra que en el Árbol de la Vida, imagen del orden permanente de la creación, la columna del Rigor y la columna de la Gracia se hallan equilibradas en el Pilar central. El árbol, posee una figura propia de la columna y ésta, a su vez, es como un árbol estilizado. El simbolismo las integra y, de este modo, la columna simboliza el “árbol de la vida”. En las tradiciones célticas, es el de “eje del mundo”. En el arte greco-romano, las columnas se ponen en relación con el poder y la victoria, toman sentido de un “arco de triunfo”. Ejemplo Romano son las columnas de Trajano las que triunfales representan una ascensión hacia lo celeste, y una obtención del poder divino de la victoria y de la inmortalidad. Otro sentido simbólico es el de “puerta limite”, que tuvieron en la Antigüedad las conocidas “columnas de Hércules” (que en un principio fueron columnas de Melkart) situadas a ambos lados del estrecho de Gibraltar, siendo dos “columnas” paralelas, representaban una “puerta”, pero no de paso a franquear, sino para cerrar el paso. En las tradiciones judías y cristianas la columna tiene un sentido cósmico y espiritual. La columna soporta lo sagrado, la vida, el mundo. En Job (9,6) se evoca la potencia de Yahvé, capaz de sacudir las columnas del mundo: “Él sacude la tierra de sus cimientos, y hace vacilar sus columnas”. En el Antiguo Testamento es la presencia activa de la Divinidad, un faro y guía en el camino. Así en el Éxodo (13,21) dice que: “Iba Yahvé delante de ellos, de día, en columna de nube, para guiarlos en su camino, y de noche, en columna de fuego, para alumbrarlos y que pudieran así marchar lo mismo de día que de noche”. En la psicología actual representa la “afirmación de uno mismo”. Por su verticalidad es un símbolo de ascensión. Cuando se quiere rendir homenaje a otro, uno se inclina hacia él pero si se desea mostrar fortaleza uno pone bien recta la espalda, nuestro eje principal, la columna humana. Cuando el hombre surgió de entre los primitivos antropoides, lo que lo caracterizó fue el ser erectus, un ser con vocación de ascender por encima de lo terreno.

Otras miradas nos muestran diversos significados o representaciones. En el Hinduismo se presentan tres columnas, que están dentro del cuerpo humano: la Columna Ida, la columna Pingala y la columna Sushumna. También dos corrientes nerviosas o conductos situados a los lados de la columna vertebral. Una a la izquierda que se llama Ida y otra a la derecha Pingala, conductoras sutiles del Prana. La luna se mueve en Ida y el sol en Pingala. Ida es fría y Pingala caliente. Ida fluye a través de la fosa izquierda y Pingala por la derecha. El aliento fluye alternativamente, una hora por cada fosa. Mientras el aliento fluye a través de Ida y Pingala, el hombre se ocupa en sus actividades mundanas. Cuando la Columna Sushumna se activa, el hombre muere para el mundo y entra en Samadhi o iluminación. Tanto el Masón como el Yogui Hindú tratan de alcanzar su mejor nivel tratando que su Prana o energía Kundalini, poder serpentino o adormecido, recorra la columna central o el Nadi Sushumna, a lo largo de las 33 vertebras, chacra por chacra, hasta colocarse en la coronilla de la cabeza del Nadi Sushumna y es entonces cuando el Yogui logra diferentes clases de experiencias. Es en este momento en que se equilibran las columnas en el que se entra en un estado de consciencia superior, la energía se eleva.

Por otra parte en su obra “La Vía Simbólica”, Raoul Berteaux, comenta los números que caracterizan la estructura del Templo de Salomón: “Las dos Columnas colocadas al exterior del Templo, a uno y otro lado de la Puerta de entrada, parecen tener, de origen, una connotación astronómica. Son dos Columnas Idénticas que forman un modelo binario de tipo gemelar”.

Bayard, en su obra “La Meta Secreta de los Rosacruces”, dice que la columna “B” puede ser considerada como una columna del Tiempo, y la columna “J” como una columna del Espacio. Clavel, en su obra “Las columnas del cielo”, argumenta que las dos columnas representan los dos principios de creación y destrucción, de vida y de muerte, de luz y de tinieblas, cuyo juego alternativo mantienen el equilibrio universal. Lo que le daría sentido a su ubicación en los límites de la logia, separando dos mundos opuestos. En Log:. se trata de caminar hacia el Centro Supremo, hacia la unidad esencial de todo lo existente, que se encuentra más allá de ambas determinaciones.

ALGUNOS TÉRMINOS USADOS EN MAS:. RELACIONADOS
CON COLUMNAS

Es frecuente leer sobre masonería Columnas, he aquí algunas de esas formas de uso:

1. COLUMNAS: Designa en primer lugar las dos columnas simbólicas “J” y “B” situadas a la entrada de la logia, a imitación de las que Hiram colocó ante el vestíbulo del templo de Jerusalén según consta en la Biblia (I Reyes, 7, 21-22). También significa el lugar que ocupan los masones en la logia, según que estén al lado de una u otra columna.

2. BATIR COLUMNAS: Suspender los trabajos activos, cerrar o disolver temporal o definitivamente una Logia. El abatimiento, suspensión o disolución de la Logia, nunca podrá llevarse a efecto, cuando siete Hermanos, de los cuales cinco por lo menos posean el grado de Maestro, se propongan continuar los trabajos, y constituir Logia Justa y Perfecta.

3. ABRAZO FRATERNAL: Es una muestra de buen acogimiento, de paz y afecto que recíprocamente se dan los Masones en los diferentes Grados. La última ceremonia de la Iniciación, y consiste en abrazar el Venerable tres veces al Recipiendario, dándole el título de Hermano. Ninguna mala pasión o resentimiento entre dos Hermanos resiste el abrazo fraternal que se dan entre Columnas y en presencia del Taller.

4. LEVANTAR COLUMNAS: Término con que en Masonería se designa la constitución formal de una Logia Justa y perfecta y el comienzo de sus Trabajos Masónicos.

5. LA COLUMNA ROTA: En la Francmasonería, la columna rota es, como lo saben bien los Maestros Masones, el emblema de la caída de uno de los principales sostenes del Gremio. El uso de la columna o pilar como un monumento erigido sobre una tumba era una costumbre muy antigua, y era un símbolo muy significativo del carácter y espíritu de la persona sepultada.

Si intentamos construir un Templo espiritual o existencial, al interior de los seres humanos, como miembros de una comunidad o sociedad a la que pertenecemos, entonces éstas son fronteras de protección y el eje de nuestro progreso. Todo ello debería hacernos reflexionar acerca del rico simbolismo que se esconde en este componente de la logia, que son sus dos columnas de entrada. 

Sofía Camacho Chaljub, M.·. M.·.
R.·. L.·. Las Tres Virtudes Teologales Nº 8 al Or.·. de Cartagena, Colombia
Gran Oriente Nacional Colombiano

El "Trinity Tripos" 1688

Muy poca importancia se le ha dado a la masonería irlandesa por estos lares, pero mi fascinación por su rica historia me ha llevado a descubrir muchas cosas que en el pasado ignoraba. Cuando uno ama algo, el idioma no es ningún impedimento, más aún cuando hay un obsesivo deseo por el aprendizaje. 
Es por ello que les traigo la traducción de la página http://www.irishmasonichistory.com/ de un gran trabajo sobre el Trinity Tripos, una extraordinaria referencia sobre la masonería del siglo XVII en Irlanda, que desvela que lo de 1717 es un punto de inflexión, que por supuesto, por la preponderancia del caso no hay que menoscabar de ninguna forma. Pero, no hay duda alguna de que la masonería antes de ello, en Escocia e Irlanda ya era trasmitida a través de la Mason Word por los Freemasons (Libres del oficio) más allá de los Free-stone-masons. (*)

Eduardo Eid Rodríguez, Vº Orden
Miembro de la Academia Internacional de la Vº Orden de la Unión Masónica Universal del Rito Moderno.  

The Trinity Tripos, Jonathan Swift y la masonería especulativa antes de 1725. 

Un manuscrito conocido como "The Trinity Tripos", fechado el 11 de julio de 1688, fue sacado a la luz en un libro publicado por el Rev. John Barrett, (Vice-Rector, de 1806 a 1821, Trinity College, Dublín) en 1808. Este manuscrito muestra claramente que la masonería especulativa estaba en labor en la década de 1680, unos 37 años antes de la primera reunión registrada de la Gran Logia de Irlanda en 1725. 

Rev. John Barrett, Vice-Rector, (11) 
Trinity College, Dublín, (1753-1821) 
La importancia del Trinity Tripos (manucrito) 1688 no puede subestimarse ya que este documento, sin duda, establece que la masonería especulativa era bien conocida en Irlanda en 1688 unos treinta y siete años antes de la primera reunión registrada de la Gran Logia de Irlanda en 1725. 

El Tripos fue una oración satírica pronunciada por Terrae Filius (1), como se le llamó, y solo dos de estos discursos han sobrevivido, ambos datan de la década de 1680 y el de 1688 recibió especial atención (2). 

El Tripos fue descubierto y atribuido a Jonathan Swift únicamente como resultado del libro del reverendo John Barrett, vicerrector del Trinity College, Dublín (1806-1821) titulado "Un ensayo sobre la primera parte de la vida de Swift" publicado en 1808. Como verá a continuación, ahora se acepta que Trinity Tripos no es atribuible a Jonathan Swift, sino a un compañero de estudios del Trinity College. 

El Tripos fue reproducido en su totalidad por el reverendo John Barrett en su libro y a través de su análisis del manuscrito llegó a la conclusión de que el Tripos de 1688 había sido escrito por Jonathan Swift. Esta conclusión fue uno de los objetivos del libro del Rev Barrett, no para establecer que la masonería fuera parte de la sociedad irlandesa durante la última parte del siglo XVII. En consecuencia, el Tripos apareció en muchas publicaciones de las obras de Jonathan Swift, por ejemplo, por Sir Walter Scott en 1814 y 1824, entre otros. 

Como se ha dicho, el discurso del Terrae Filius ocupa en el manuscrito original, 35 páginas en cuarto escritas de cerca, y está dividido en tres Actos o secciones, de las cuales sólo nos concierne el cierre del segundo y el epílogo del tercer acto (como masones). He reproducido a continuación extractos de las secciones del discurso relevantes para la masonería. 

En el Trinity College, Dublín, el Tripos fue entregado en la ceremonia de graduación que se llamó la “Initia” o “Commencements” (3). El Terrae Filius quien entregó el Trinity Tripos de 1688 el 11 de julio de ese año fue John Jones, un estudiante del último año. 

El Terrae Filius, que desde hace mucho tiempo se suponía que tenía el privilegio, en actos públicos de la universidad, de lanzar su sátira, con impunidad, sobre los becarios y directores de la universidad, así como entre la comunidad en general (4). 

Los miembros del Trinity College de Dublín, que estuvieron presentes en la ceremonia de graduación en 1688, se sorprendieron lo suficiente por el contenido y el tono del Tripos, que era una mezcla de discursos obscenos y dramatizaciones obscenas que ridiculizaban al personal y a los estudiantes para exigir que el hombre mayormente responsable de él, dicho Terrae Filius, John Jones, sea expulsado del colegio (5). Posteriormente, la sentencia se mitigó con una suspensión temporal de su título y sus derechos académicos (6). 

Como se indicó anteriormente, el Tripos fue atribuido a Jonathan Swift como resultado del trabajo del reverendo John Barrett, sin embargo, el consenso posterior es que Jonathan Swift no era responsable del Trinity Tripos y encontramos a Sir Walter Scott afirmando en su publicación de 1861: 

Es probable que… el tripos puede haber sido realzado por los trazos satíricos de Swift…. No me parece probable que fuera el autor principal de la obra por la que Jones sufrió la pena de expulsión, ya que con toda su grosería, exhibe poco de su humor (7)”. 

En consecuencia, no apareció en ediciones posteriores de las compilaciones de las obras de Swift de Sir Walter Scott. A pesar de la opinión de Sir Walter Scott en ese momento de que la autoría del Tripos no podía atribuirse a Swift, la cuestión sigue siendo mencionada en artículos académicos sobre Swift. Encontramos en un artículo de 2004 de Andrew Carpenter que concluye que Swift escuchó a John Jones pronunciar el discurso burlesco y paródico del Tripos y que el texto de 1688 era claramente el trabajo de una camarilla y fue escrito por varios miembros de la clase Senior de los cuales Swift era miembro (8). 

El debate académico sobre si este manuscrito de 1688 podría atribuirse a Jonathan Swift ha dado lugar a pruebas de que la masonería especulativa ha pasado a primer plano. Este manuscrito ha recibido la atención de los académicos como resultado de que intentaron establecer la autoría de Swift o su participación en el mismo. Sin esta atención el manuscrito pudo haber sido ignorado en gran parte, considerado como una curiosidad, no siendo más que un recuento de una actuación de estudiantes del siglo XVII "Candilejas". 

En cuanto al contenido masónico del manuscrito. Richard Caron y Antoine Faivre sugieren al escribir sobre la participación de Swift con el Tripos: 

El acceso inicial de Swift a la masonería de estilo escocés se remonta a 1688, cuando supuestamente participó en una Logia en el Trinity College, Dublín (25). Trabajando con un "club" de compañeros de estudios, Swift contribuyó a un Tripos satírico, que utilizó el conocimiento interno para satirizar a los masones. En su alto espíritu burlesco, Swift y sus coautores describieron la membresía de varias clases de Trinity Lodge, los vínculos de ciertos rituales con el equipo militar de caballería, las asociaciones escocesas de sus números y los nuevos métodos de caballero iniciado (o especulativo) Masones. … (25) Philip Crossle “La masonería en Irlanda alrededor de 1725 – 31”, The Lodge of research Transactions 1924 (1931) 169” (9). 

Los extractos relevantes del Tripos también muestran que, en lo que respecta a la masonería, el Terrae Filius podía contar con que su audiencia comprendiera las alusiones a las características destacadas del Oficio y que se dirigía a un conjunto mixto de universitarios y ciudadanos acomodados, que se habían reunido para presenciar la principal función universitaria del año y su uso del tema [masónico] demuestra que la masonería que él y su audiencia conocían brillaba por su secreto y su benevolencia. También podemos deducir que la pertenencia al Oficio no se limitaba a los Operativos, ni a ninguna clase, de lo contrario, el catálogo de llamamientos incongruentes no tendría sentido (10). 

También sugeriría que la frase "... masonizó la nueva forma" es el comentario más revelador del discurso e indica un cambio de la masonería operativa a la masonería especulativa durante la última parte del siglo XVII. 

En conclusión, el siguiente extracto notable que figura en el Apéndice del Tripos demuestra que la Fraternidad de los masones era bien conocida en Dublín en 1688 y la importancia de tal aviso público de la masonería en ese momento no podía subestimarse como los casos de cualquier mención de nuestra Fraternidad en Irlanda antes de 1700 es casi inexistente. 



(*) El origen de la masonería especulativa - Roger Dachez - Libro: Rito Francés - Víctor Guerra
(1) Lit. “Son of the Earth” ~ formerly, one appointed to write a satirical [latin] poem at the public acts in the University.
(2) “Hermathena” (Trinity College publication) (1981).
(3)“Masonic Reprints and Historical Revelations…”, Henry Sadler & W.J. Chetwode Crawley (1898).
(4) “The Works of Jonathan Swift, D.D.,” Sir Walter Scott (1824).
(5) “Verse in English from Tudor and Stuart Ireland”, Andrew Carpenter (2004).
(6) “The Miscellaneous Prose Works, Volume I”, Sir Walter Scott (1861).
(7) “The Miscellaneous Prose Works, Volume I”, Sir Walter Scott (1861).
(8) “A Tale if a Tub as an Irish Text”, A Paper by Andrew Carpenter delivered at the Deanery of St. Patrick’s, Dublin (16 -17 October 2004).
(9) “Esoterisme, gnoses & imaginaire symbolique: melanges offerts a Antoine Faivre”, Richard Caron etc. (2001).
(10) “Masonic Reprints and Historical Revelations…”, Henry Sadler & W.J. Chetwode Crawley (1898). 
(11) Porfesor y excéntrico, John Barrett nació en Ballyroan, Condado de Laois, hijo de un Clérigo. Educado en Trinity College, Dublín. Tomó la beca y se convirtió en profesor de lenguas orientales. Vice-preboste en 1807. Destacado excéntrico, casi nunca abandonó el colegio en los últimos cincuenta años de su vida. Viviendo en un desván en la plaza de la Biblioteca, no se permitió el fuego, incluso en el clima más frío, y se dedicó a sus dos pasiones, la lectura y el atesoramiento de dinero. Era bajo, con una cabeza enorme y pies pequeños, y su apariencia era tan mezquina y harapienta que los sirvientes de la universidad se opusieron a su presencia. 
Era un hombre de grandes logros y tenaz memoria, pero extraordinariamente ignorante de las cosas de la vida común. Hablaba latín y griego con fluidez, pero tenía grandes dificultades para expresarse en inglés. 
Murió en 1821, dejando £ 80.000. Su testamento decía: "Dejo todo lo que tengo para alimentar al hambriento y vestir al desnudo".

Petit historique du renouveau du Rite Français Moderne en Suisse

 Le 11 novembre 1991 est fondée à Genève, en Suisse, par huit FF\et deux SS\ provenant de Loges et d’Obédiences différentes (Grand Orient de France, Memphis-Misraïm, loges indépendantes) la Loge de « La Concorde ». La Loge décide de se réunir dans les locaux de la Société Théosophique (à laquelle appartiennent quelques-uns de ses fondateurs), et de travailler au Rite Français d’après les Rituels de 1786 (qu’aucun des membres fondateurs ne pratiquait, de manière à ne préférer ni ne léser personne) et de demander l’adhésion à la Grande Loge Indépendante et Souveraine des Rites Unis (G.L.I.S.R.U.), qui détient une patente de ce Rite, appelé alors Rite Français Traditionnel.

Le V\ M\ élu se rend à Paris le 13 novembre, pour être installé en tant que V\ M\ en Chaire de la Loge par la Haute Loge de Maîtres Installés d'Ile de France.

Les Travaux sont ouverts le 6 décembre, l'allumage officiel des feux de la nouvelle Loge a lieu le samedi 25 janvier 1992 et la Loge entre ainsi officiellement à faire partie, sous le No 67, de la G.L.I.S.R.U, qui lui remet des constitutions symboliques (« patente ») l’autorisant à « se livrer aux travaux des premiers grades symboliques de la Maçonnerie du Rite Français Traditionnel ».

Le 16 avril 1992 son fondateur et premier Vénérable Maître est reçu Chevalier Rose-Croix dans le Rite Français (4e Ordre du Rite) par le Très Puissant Souverain Grand Commandeur René-Jacques Martin, dans le Chapitre « La Rose et le Lys » (Sublime Grand Chapitre Magistral du Grand Globe Français, Suprême Conseil de l’Ordre Maçonnique Universel « Humanitas » pour les Pays de Langue Française), à Lille.

Après un brillant début la Loge devait connaître de nombreuses péripéties, scissions, changements d’Obédiences (d’abord la GLMF, puis la GLMS), dus en grande partie à des conflits de sensibilités et de personnes ; l’amalgame entre des tendances aussi différentes que celles représentées par des membres provenant du Grand Orient de France et d’autres de Memphis-Misraïm et de la Société Théosophique n’ayant pas réussi.
Un dernier différend entre deux groupes de tendances opposées (l’un plus humaniste ou « éclairé », formé par d’anciens fondateurs originaires du GODF et quelques nouveaux membres ; l’autre plus mystique ou « illuminé », formé par d’anciens fondateurs originaires de Memphis-Misraïm et de la Société Théosophique et d’autres nouveaux membres) devait finalement amener en 2008 à la démission des membres de ce dernier groupe de la Loge de « La Concorde », pour rester à la GLMS sous un nouveau nom, et à la sortie de « La Concorde » de la GLMS, pour retrouver l’indépendance sous le nouveau titre distinctif de « L’Amitié », ce changement de nom voulant signifier que, si la Concorde avait disparu, l’Amitié restait le ciment qui liait les FF\ et SS\ restés fidèles à la Loge d’origine.

« L’Amitié » a fait ensuite le choix d’adhérer à Lithos-Confédération de Loges, une Confédération belge à vocation internationale qui garantit la souveraineté effective des Loges qui la composent et dont ils partagent les principes fondateurs.

Constatant, presque quinze ans après sa réception au 4e Ordre du Rite Français, qu’il n’existait toujours pas de Chapitre Rose-Croix Mixte de Rite Français, ni d’Autorité maçonnique régissant des Chapitres Mixtes de ce Rite en Suisse, qui était donc territoire maçonniquement inoccupé à cet égard, par les pouvoirs qui lui ont été conférés avec la filiation initiatique qu’il a reçu et par les anciens privilèges des Souverains Princes Rose-Croix, son fondateur et premier Vénérable fonde à Genève le 13 avril 2006, souché sur la Loge de « L’Amitié », le Souverain Chapitre Mixte « La Rose-Croix du Léman », travaillant d’après les textes du Rite Français les plus anciens connus, rédigés à Paris en 1786[1].

Le 21 avril 2012 le Souverain Chapitre « La Rose-Croix du Léman » devient membre du Suprême Conseil Mixte du Rite Français Moderne pour la Belgique, duquel il reçoit une patente des Ordres de Sagesse du Rite Moderne Français, l’autorisant à travailler selon les traditions, usages et coutumes de ce Rite du premier au quatrième Ordre.

Devenu Sublime Conseil – Grand Chapitre Général Mixte de Belgique, ce dernier adhère à l’Union Maçonnique Universelle du Rite Moderne (UMURM), créée à la suite du premier congrès du Rite Moderne à Barcelone en juin 2011.

Tant la Loge de « L’Amitié » que le Chapitre « La Rose-Croix du Léman » restent en 2020 les seuls corps maçonniques mixtes de Rite Français Moderne à Genève et en Suisse, le Grand Chapitre Général Helvétique, souché sur le Grand Orient de Suisse, fondé en 2001 avec une patente du Grand Orient de France, qui la lui a retirée en 2019, étant exclusivement masculin.


Fabrizio Frigerio, Ve Ordre, Gr.·. 9.
Suprême Commandeur du Sublime Conseil du Grand Chapitre Général Mixte de Belgique,
Membre honoraire du Grand Chapitre des Chevaliers Rose-Croix du Portugal,
Membre de l’Académie Internationale du Ve Ordre de l’Union Maçonnique Universelle du Rite Moderne.


[1] Travaux du Souverain Chapitre en ses Quatre Ordres, rédigés par le Souverain Chapitre Métropolitain à l’Orient de Paris, 1786, éd.par Pierre Mollier, éditions A l’Orient, Paris ,2002.




Abrégé de la reconstruction du Cinquième ordre dans la région du Sud Est


1993 Première réunion informelle à Nice pour débattre de la nécessité pour le rite de cette reconstruction.

1994 Première assemblée du 5ème ordre dans le cadre du Grand Chapitre Général de France crée en 1994 par l’équipe de Gérard Bautista. Elle sera sans activité par la suite.

1995 Création de la première assemblée autonome du 5ème Ordre précurseur du Sublime Conseil Provence Fidélité dont le siège sera à Toulon.

Cette assemblée autonome réunira des membres de plusieurs chapitres de la région sud-est.
Elle établira le premier rituel contemporain de réception
Elle recevra en son sein le premier Grand Maître du GODF à en être membre.

1998 Demande officielle du Grand Maître du GODF à  la Chambre d’Administration du GCG du GODF afin de préparer cette réactivation.

1999 Reconstruction officielle du 5ème Ordre au sein du GCG du GODF
Le rituel qui servira à la réception des 50 membres fondateurs est celui de Provence Fidélité.

2003 L’assemblée autonome du 5ème Ordre prend le titre de Provence Fidélité :
elle travaille au rituel des trois arches correspondant à 3 classes de membres du 5ème Ordre d’alors.

2010 Provence Fidélité devient Sublime Conseil et s’ouvre à  la mixité.

2015 Le Sublime Conseil Provence Fidélité fête ses 20 ans d’existence.

2016 Cette assemblée  revient aux deux classes historiquement répertoriées avec deux grades le Chevalier de l’Aigle blanc et noir et le Chevalier de la Sagesse.

2019 Le SC Provence Fidélité adhère à l’alliance des Souverains Chapitres de Rite Français.

En décembre 2020 Provence Fidélité fêtera ses 25 ans d’existence.

Jean Pierre Duhal, Vème Ordre
Membre de l’Académie Internationale du Vème Ordre de l’Union Maçonnique Universelle du Rite Moderne.